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Société

Islamophobie : la condamnation en appel confirmée pour le restaurateur du Cénacle

La Cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation en première instance du propriétaire du restaurant Le Cénacle pour discrimination. En 2016, il avait renvoyé deux femmes voilées de son établissement.

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En août 2016, deux musulmanes s’étaient vues expulsées du restaurant le Cénacle (Tremblay-en-France (93)) par le patron, qui ne voulait pas accueillir de femmes voilées.

Les deux jeunes femmes avaient pu filmer la scène, prouvant ainsi les propos islamophobes du restaurateur.  « Tous les musulmans sont des terroristes. Des gens comme vous, je n’en veux pas chez moi, point barre ! » avait-il entre autres, proféré à leur encontre.

En mars 2017, le tribunal de Grande instance de Bobigny avait condamné le propriétaire du restaurant à 5000 euros d’amende dont 2000 euros avec sursis, 1000 euros de dommages et intérêts pour la plaignante, 1000 euros au titre des frais d’avocat, affichage pendant deux mois de la décision de justice à l’entrée du restaurant « le Cénacle »​, 1 euro symbolique pour le CCIF et ​1000 euros au titre des frais d’avocat.​

Mais le restaurateur du Cénacle avait ensuite fait appel de la décision. Le 22 février dernier, la cour d’appel de Paris a tranché, et confirmé le jugement prononcé en première instance, qui condamne le propriétaire pour « discrimination dans la fourniture d’un service en raison de l’appartenance à une religion dans un lieu accueillant du public ».

La condamnation a ainsi été maintenue. L’amende a cependant été revue à la baisse, passant de 5000 euros à 3000 euros. Le Cénacle est également dispensé de l’obligation d’afficher la décision de justice à l’entrée du restaurant pendant deux mois.

« Le maintien de la condamnation en appel est une victoire symbolique. Le montant ne représente rien. Ce que nous voulons, c’est faire comprendre aux gens que l’islamophobie en France est un délit. Ruiner les personnes n’est pas notre but », a fait savoir Ouadie Elhamamouchi l’avocat de la partie plaignante, au site Yabiladi.

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