Lors des débats à la télévision aux USA, l'Islam devient un enjeu électoral pour les Républicains, qui multiplient les propos islamophobes.

Aux Etats-Unis, l’Islam commence à faire son apparition dans les débats, notamment dans le camp républicain, où les déclarations islamophobes se multiplient.

Il n’y a pas qu’en France où, comme l’indiquait Manuel Valls pour 2017, l’Islam est un enjeu électoral. Aux Etats-Unis aussi, ce sujet est au centre des débats politiques. Et, forcément, ce sont les candidats à l’investiture républicaine qui ont été les premiers à dégainer sur le sujet. Et lors des émissions de télé, les sorties islamophobes des Républicains montrent que, autant aux Etats-Unis qu’en France, jouer sur la peur de la religion musulmane peut attirer des électeurs…

L’Islam « incompatible avec les valeurs de l’Amérique »

C’est notamment Donald Trump qui a lancé les hostilités anti-musulmans, en laissant un de ses militants affirmer que Barack Obama était « né à l’étranger » et « musulman » – il est en réalité protestant – et que son élection aurait donc dû être invalidée. En ne pipant pas mot, Trump, habitué aux sorties racistes – comme lorsqu’il parle des Mexicains – et misogynes, a montré qu’il était d’accord avec cette théorie, qu’il exprimait déjà trois ans plus tôt. Mais c’est surtout un autre candidat à la primaire, Ben Carson, qui s’est lâché sur l’Islam ce dimanche.

Invité sur la chaîne NBC, lorsqu’on lui a demandé si un musulman pouvait devenir président des Etats-Unis, ce chrétien conservateur est en effet resté sur la même ligne que Donald Trump qui avait demandé de différencier les musulmans et les musulmans radicaux. Avant de donner le fond de sa pensée. Ben Carson a en effet rapidement expliqué que l’Islam était « incompatible avec les valeurs et les principes de l’Amérique. » Mais pour montrer qu’il n’est pas islamophobe, le Républicain à tenu à rassurer son électorat : il ne votera pas pour un musulman à la présidentielle, mais il pourrait le faire pour le Congrès. Islamophobe, Ben Carson, mais pas trop.

Les candidats à l’investiture républicaine se saisissent de la question de l’islam (ici)

Yassine Bannani

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