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Société

L’Islam et le bouddhisme bientôt étudiés en Alsace-Moselle ?

Dès la rentrée 2018, le ministère de l’Education nationale pourrait bien tester l’EDII en Alsace et en Moselle. Un enseignement religieux qui prendra en compte l’Islam et le bouddhisme.

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Concordat oblige, en Alsace-Moselle, le ministère de l’Education nationale a obligation d’organiser, dans les écoles publiques, l’enseignement religieux. Mais ce régime spécifique à cette région ne reconnaît et n’organise que les cultes catholique, luthérien, réformé et israélite.

Dès la rentrée prochaine, l’enseignement religieux dispensé dans les écoles d’Alsace et de Moselle pourrait bien évoluer, avec la possible mise en place d’un cours d’éveil et de culture qui prendrait désormais en compte d’autres religions comme l’Islam ou le bouddhisme.

L’EDII (Education au dialogue interreligieux et interculturel) est porté par le diocèse de Strasbourg mais également par l’Union des églises protestantes d’Alsace et de Lorraine. A destination des collégiens et lycéens du public, l’EDII a pour objectif de parler à tous les élèves. Actuellement, en cours élémentaires, la moitié des élèves sont inscrits en cours de religion en Alsace et en Moselle. Au collège, un élève sur cinq suit ces cours de religion.

L’objectif de l’EDII est d’« offrir aux élèves l’opportunité de mieux comprendre les croyances de leurs camarades, pour améliorer le ‘vivre-ensemble’. » Jean-Marc Meyer, responsable du service de l’enseignement religieux et de la catéchèse pour l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, déplore « les inquiétudes liées à la méconnaissance de certaines religions » et estime qu’il faut en parler plutôt que de « mettre un couvercle dessus et attendre que la marmite explose. »

Pas question de revenir sur l’enseignement religieux en Alsace-Moselle. Mais cet enseignement ne doit pour autant pas être du prosélytisme. Jean-Marie Woerling, président de l’institut du droit local alsacien-mosellan, explique que son contenu doit « tendre à la transmission de connaissances et non à des exercices spirituels » et qu’il doit « permettre aux élèves de s’approprier un savoir afin d’améliorer leurs capacités de compréhension et d’analyse. »

Les acteurs de ce projet d’EDII attendent désormais la réponse de l’Education nationale, qui devrait intervenir dans les semaines à venir, pour savoir si l’enseignement tel qu’ils l’imaginent sera mis en place dès septembre 2018.

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