Tabandeh est mort en raison de son âge avancé à l’hôpital Mehr, où il avait été admis le 31 octobre, selon Isna.

Son corps sera transporté par avion à sa ville natale de Bidokht, dans l’est de l’Iran, où des funérailles sont prévues mercredi.

Tabandeh, également connu sous le nom de Majzub Ali Shah, était le chef de la confrérie Nematollahi qui est basée dans la province du Khorassan, dans le nord-est du pays, mais qui a des partisans dans tout l’Iran.

Etudiant en littérature française et en droit, il avait obtenu un doctorat à Paris dans les années 1950 avant de retourner en Iran.

Il a été arrêté à plusieurs reprises, et en mars 2017, il avait publié une vidéo dans laquelle il affirmait être assigné à résidence.

Des partisans de son ordre connus sous le nom de derviches Gonabadi, qui accusent régulièrement l’Etat de harcèlement et de discrimination, ont affronté à plusieurs reprises des milices et des forces de sécurité.

En février 2018, au moins cinq membres des forces de sécurité avaient été tués et plus de 300 personnes arrêtées lors de manifestations des Gonabadi à Téhéran.

Les membres de cette confrérie protestaient alors contre l’arrestation de plusieurs de leurs camarades, et le projet de la police d’établir des points de contrôle près du domicile de Tabandeh, selon des informations relayées par les réseaux sociaux.

Le culte soufi est autorisé en Iran, mais la pratique est mal vue par de nombreux religieux conservateurs qui la considèrent comme un affront à l’islam.