Daesh frappe partout. Tout le monde. Le bilan de la semaine est catastrophique : près de 300 personnes tuées dans trois pays.

Acculé dans ses fiefs syriens et irakiens, l’organisation multiplie les attentats-suicides. En Irak, une attaque a fait plus de 200 morts.

Dans la nuit de vendredi à samedi, une prise d’otages à coûté la vie à plus de 20 ressortissants étrangers au Bangladesh. Signature : Daesh. Dimanche, dans la capitale irakienne, un camion piégé a tué plus de 200 personnes. Signature : Daesh. Trois jours plus tôt, la Turquie subissait une attaque à l’aéroport d’Istanbul au niveau des départs internationaux. 44 morts, 200 blessés. Pas de signature cette fois-ci. En Turquie, Daesh ne revendique jamais. Le groupe ne veut pas endosser publiquement la mort de sunnites innocents. Mais nul doute que l’organisation terroriste est derrière le triple attentat-suicide de la semaine dernière. Le terrorisme de l’EI frappe tout le monde…

Une spirale kamikaze

Alors que le groupe terroriste subit revers sur revers dans ses bastions irakiens et syriens, sa stratégie est de multiplier les opérations suicide dans de très nombreux pays. Afin de prouver aux futures recrues que l’EI a toujours la capacité de tuer, de frapper où elle en a envie. En perdant Fallouja, dans l’attente de la guerre pour la reprise de contrôle de Raqqa, l’EI se doit de lâcher ses soldats pour faire le maximum de victimes. Et l’organisation n’épargne personne. Alors que la menace pesait sur la France lors de l’Euro de football, c’est finalement en Irak, au Bangladesh et en Turquie que Daesh a frappé ces derniers jours. Tuant près de 300 personnes.

Yassine Bannani

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