Douze personnes ont été arrêtées mardi et des dizaines blessées en lien avec ce mouvement de contestation qui fait rage depuis la semaine dernière en Inde, l’un des plus amples depuis l’arrivée au pouvoir en 2014 des nationalistes hindous du Premier ministre Narendra Modi.

Au lendemain de nouveaux heurts dans la capitale, qui ont vu les forces de l’ordre tirer des gaz lacrymogènes et des manifestants jeter des pierres, la police de Delhi a interdit les attroupements de plus de quatre personnes dans plusieurs quartiers à majorité musulmane du nord-est de la mégapole.

Au moins 21 personnes, dont 12 policiers, ont été blessées dans ces affrontements survenus dans la zone de Seelampur, a rapporté l’agence Press Trust of India.

La police de Delhi a fait état de six personnes arrêtées pour participation à une émeute et actes de vandalisme. Six autres personnes ont été interpellées au Bengale occidental (est) pour avoir jeté un engin explosif sur des policiers à Howrah, ville-jumelle de Calcutta.

Responsable de la police de Howrah, Gaurav Sharma a indiqué à l’AFP que les membres de son personnel ont été attaqués alors qu’ils venaient arrêter des manifestants en train de vandaliser une gare ferroviaire.

Le Premier ministre Narendra Modi a accusé l’opposition de « répandre la violence et de créer un environnement de peur ». Pour ses détracteurs, le Citizenship Amendment Act (CAA) s’inscrit dans la volonté et la tendance générale des nationalistes hindous à marginaliser les musulmans en Inde.

Voté par le Parlement indien la semaine dernière, le texte facilite l’attribution de la citoyenneté indienne aux réfugiés d’Afghanistan, du Bangladesh et du Pakistan, mais à la condition qu’ils ne soient pas musulmans.

De nouvelles manifestations sont prévues plus tard dans la journée dans plusieurs États d’Inde, dont le Tamil Nadu, le Kerala, l’Andhra Pradesh et le Gujarat.