Quelque 2.500 personnes ont manifesté dans la capitale économique de l’Inde, Bombay, brandissant des pancartes avec des slogans hostiles à la loi, qui prévoit l’attribution de la citoyenneté indienne aux réfugiés d’Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh, mais pas à ceux de confession musulmane.

Ce texte a été voté le 11 décembre et a provoqué un mouvement de protestation sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Modi en 2014 et au moins 27 personnes ont été tuées dans des heurts avec les forces de l’ordre.

Des manifestations ont également eu lieu à Kolkata (est) et dans l’Etat de Karnakata (sud), où des centaines de femmes musulmanes ont défilé contre la loi, selon la police.

Dans l’Etat le plus peuplé de l’Inde, l’Uttar Pradesh, où 19 personnes ont été tuées au cours des jours précédents, les autorités ont arrêté des milliers de personnes. Plus de cent manifestants, accusés d’émeutes et de destruction de biens publics, ont été condamnés à payer un total de cinq millions de roupies (70.000 dollars) d’ici à une semaine, faute de quoi leurs biens seront confisqués, selon les autorités.

Ces nouvelles manifestations interviennent au lendemain d’une démonstration de force à Hyderabad (sud) de plusieurs milliers d’hindous extrémistes partisans de M. Modi, qui ont défilé dans la ville armés de bâtons et paradant sur des chevaux.

D’autres manifestations d’opposants à la loi sont prévues pour vendredi, particulièrement dans l’Uttar Pradesh, où vit une importante communauté musulmane, et à New Delhi.