Un peu plus tôt dans la soirée, le procureur général Avichaï Mandelblit avait annoncé qu’il inculpait le Premier ministre le plus pérenne de l’histoire d’Israël pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires différentes.

« Ce qui se passe ici est une tentative de mener un coup d’Etat contre le Premier ministre », a assuré M. Netanyahu, le premier chef de gouvernement israélien en exercice à être inculpé, appelant « à enquêter sur les enquêteurs » qui ont mené les investigations contre lui.

Depuis Jérusalem, le ton vindicatif, il a dénoncé lors d’une conférence de presse de « fausses accusations motivées par des considérations politiques » qui visent « à (l)e faire tomber ». Mais, a-t-il assuré, « je ne suis pas prêt à abandonner ».

Dans la principale affaire, M. Netanyahu est accusé d’avoir accordé des faveurs au patron d’un groupe de télécommunication en échange d’une couverture médiatique favorable d’un des médias de ce groupe.

Dans les deux autres dossiers, il est soupçonné d’avoir reçu de luxueux cadeaux de la part de milliardaires et d’avoir tenté de s’assurer des articles favorables dans le plus grand quotidien payant du pays. Netanyahu, 70 ans, est toujours Premier ministre puisque son rival, le centriste Benny Gantz, n’a pas réussi à former un gouvernement de coalition après les élections de septembre.