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Incitation à la haine : les excuses de l’imam de Toulouse ne suffiront pas

Après s’être excusé, l’imam de Toulouse devra maintenant répondre de ses paroles devant la justice. La LICRA se porte partie civile contre l’imam.

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Il a beau s’être « excusé profondément auprès de ses amis de la communauté juive », l’imam de Toulouse, Mohamed Tatai, devra s’expliquer devant la justice. L’affaire est partie d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux : alors qu’il venait d’inaugurer la Grande mosquée de Toulouse, l’imam Tatai a vu ressurgir un de ses prêches, prononcé il y a quelques mois, lors duquel il affirmait que « les musulmans combattent les juifs » et que, s’« il y a un Juif qui se cache derrière moi, viens le tuer », selon la traduction de l’Institut de recherche des médias du Moyen-Orient.

En début de semaine, l’imam a été reçu par le recteur de la Grande mosquée de Paris, qui lui demandait des explications. Le communiqué du lieu de culte parisien indiquait que le religieux avait rappelé à Dalil Boubakeur « qu’il a toujours appelé dans ses prêches au respect de toutes les communautés religieuses et en particulier la communauté juive qu’il évoque constamment en terme favorable. » Des explications qui n’ont pas convaincu : le CRIF de Toulouse a décidé de rompre le dialogue avec Tatai, car selon lui, on ne peut discuter « avec quelqu’un qui souhaite notre mort. »

« Un florilège de propos abjects et scandaleux »

« A Toulouse, nous savons, hélas, que des appels aux meurtres ont déjà été entendus et appliqués. Nous ne resterons donc pas sans réaction face à de tels discours. C’est en contradiction absolue avec les principes républicains », indique l’antenne toulousaine du Conseil représentatif des institutions juives de France, qui dénonce « un florilège de propos abjects et scandaleux » et appelle l’Etat à « prendre les mesures qui s’imposent face à la gravité de ces faits. » Le CRIF en veut également à la Grande mosquée de Paris qui, selon lui, « encourage Monsieur Tatai à poursuivre sa mission. »

Le très controversé Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme annonce avoir décidé de porter plainte contre le recteur de la Grande mosquée de Paris qui, explique le BNVCA, « dispose d’une influence morale réelle sur de très nombreux musulmans. » L’association « attend des représentants de l’Islam en France qu’ils se désolidarisent publiquement de l’imam de Toulouse Tatai, et condamnent ses prêches antisémites et antirépublicains. » De son côté, le parquet de Toulouse a ouvert une information pour incitation à la haine contre l’imam. La LICRA annonce qu’elle se portera partie civile.

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