Après la mort de l’ex-dictateur tunisien Zine el-Abidine Ben Ali, les hommages sont restés discrets. En effet, difficile de louer le bilan d’un président qui aura fait torturer des opposants et créé de nombreuses inégalités régionales dans son pays, alors que la corruption était, à son époque, un sport national.

Mais le député franco-israélien Meyer Habib, lui, n’a pas hésité à avoir « une pensée » pour l’ancien dictateur, déchu le 14 janvier 2011.


Le soutien de Netanyahu affirme l’avoir « longuement rencontré en 2011 », sans préciser toutefois s’il l’a rencontré après son départ en Arabie saoudite.

Dans son tweet, Meyer Habib semble trouver des circonstances atténuantes à Ben Ali : « Dictateur certes, écrit-il. Comme tous les dirigeants arabes, mais patriote et amoureux de son pays ».

Outre une rencontre en 2011, Meyer Habib, alors membre de l’exécutif du CRIF, avait rencontré le président Ben Ali lors d’un séjour de trois jours en Tunisie. Il faisait alors partie de la délégation du ministre israélien des Affaires étrangères Silvan Shalom.