Le « hijab running » de Decathlon était jusque là passé inaperçu. Et bien que non disponible à la vente sur le site, il n’a pas échappé aux critiques des internautes et des personnalités politiques.

Une polémique notamment portée par les Républicains et leur porte-parole Lydia Guirous. Sur Twitter celle-ci affirme que Décathlon se « soumet à l’islamisme » et « renie les valeurs de notre civilisation ».

Du côté du parti socialiste, la députée Valérie Rabault a proposé de « boycotter Decathlon en France ».

Laurence Rossignol, l’ancienne ministre du droit des Femmes, a également partagé un communiqué de la Ligue du droit international des femmes et du comité laïcité république.

Un communiqué dans lequel il est écrit que Decathlon se fait « le promoteur de l’apartheid sexuel ». « Le monde du sport se rend complice » de « l’enfermement » des femmes en Iran, en Algérie et en Arabie saoudite », est-il ajouté.

Sur RTL ce matin, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a quant à elle confié, qu’elle aurait « préféré qu’une marque française ne promeuve pas le voile ».

Le « hijab running » disponible en France courant mars

Du côté de Decathlon, le groupe avait d’abord affirmé que le produit avait été crée uniquement pour le marché marocain, où ce hijab est déjà en vente. Le responsable de la communication, Xavier Rivoire avait parlé d’une erreur, pour justifier la mise en ligne du hijab sur le site français.

Finalement, Décathlon a annoncé que ce « hijab running » serait bien disponible en France courant mars.

« Nous avons eu un dialogue interne pour savoir si ce produit devait être rendu disponible partout dans le monde, et la réponse donnée par le groupe est oui », a fait savoir au Parisien Xavier Rivoire.

Pas question pour le groupe donc, de céder aux pressions. La marque préfère garder « calme, recul et sérénité » face aux vives réactions.

Et Decathlon rappelle que l’objectif est avant tout de rendre « la pratique du sport accessible à toutes les femmes ».

Ce produit doit permettre à ce que « chaque femme soit libre de courir dans chaque ville et chaque pays, indépendamment de son niveau sportif, de son état de forme, de sa morphologie, de son budget et de sa religion », souligne également au Figaro Angélique Thibault, responsable de la marque Kalenji appartenant à Decathlon.

«Le groupe se place dans une posture de tolérance absolue et une inclusion totale », et ce hijab de running n’est pas « un produit lié à n’importe quelle mode, mais un produit dédié à un usage sportif », a t-elle rappelée.