Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’Onu (HCR) est l’un de deux coordinateurs de ce réseau, qui rassemble une quarantaine d’ONG de défense des droits humains.

Ces dernières semaines, les organisations de ce réseau ont été « témoins de plus en plus d’incidents racistes et xénophobes dans le cadre des transferts de demandeurs d’asile vers des structures d’accueil », rapporte le RVRN dans un communiqué.

Début octobre, le gouvernement a annoncé le transfert progressif de 20.000 personnes des îles grecques vers le continent d’ici à la fin décembre.

Plus de 34.000 personnes vivent actuellement dans des conditions misérables sur les cinq îles « hot-spots » (où sont effectués leurs enregistrements), pour une capacité théorique de seulement 6.300.

Mais l’accueil sur le continent grec s’est heurté à des réactions hostiles.

Des manifestations contre l’arrivée de demandeurs d’asile ont été organisées dans plusieurs villes du pays, à Yannitsa (nord), Nea Vrasna (nord) et Naoussa (Péloponnèse).

Mercredi dernier, un élève originaire d’Iran a été attaqué et menacé à la sortie de son collège à Thessalonique, une enquête de la police a été ouverte.

Dimanche, un groupe nationaliste avait invité les habitants à un barbecue avec porc et alcool devant un camp de réfugiés à Diavata (nord), mais une dizaine de personnes ont finalement répondu à l’invitation.

« Les inquiétudes des communautés locales ne doivent pas être exploitées par des groupes racistes organisés. Nous demandons donc à l’État d’assurer le transfert en sécurité des réfugiés et leur adaptation en douceur dans leurs structures d’accueil », souligne le RVRN.

Le réseau précise également la nécessité d’appliquer la législation anti-raciste pour montrer clairement « que de telles actions ne sont pas tolérées dans un pays régi par le droit » et d' »informer et soutenir les communautés locales ».

Lundi, 424 demandeurs d’asile ont été transférés depuis Lesbos vers la Grèce continentale.