La LICRA et la Grande mosquée de Paris ont signé une convention pour lutter ensemble contre le racisme anti-musulman. 

Ce mercredi, nous n’étions pas le 1er avril. Alors, l’accord signé entre la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et la Grande mosquée de Paris ne semble pas être une blague. Les deux entités ont signé une très sérieuse convention de partenariat qui doit permettre aux victimes de « racisme anti-musulman » de bénéficier de l’aide juridique de la LICRA. On parle effectivement ici de racisme anti-musulman, puisque la LICRA a bien souvent démontré que, selon elle, l’islamophobie n’existait pas. L’association estimait en effet en 2015 que « l’utilisation du terme ‘islamophobie’ a induit une dérive dramatique dans la lutte contre le racisme en institutionnalisant l’idée absurde que critiquer une religion constitue un acte de racisme ».

La Grande mosquée de Paris s’est donc tournée vers la LICRA, sans sourciller.


Pourtant, quelques éléments auraient pu lui mettre la puce à l’oreille. Comme la récente nomination de Manuel Valls en tant que membre d’honneur de l’association. Ou comme, il y a plus longtemps, la demande formulée par la LICRA à la maire de Paris de ne pas accorder de subventions à l’association Fasti qui vient en aide aux immigrés, à cause des positions de cette dernière qui ne plaisaient pas à la LICRA. Enfin, on se souvient également des propos racistes de l’association au moment de l’affaire Mennel. Des exemples parmi tant d’autres qui concernant cette ligue anti-raciste très controversée.

Toujours dans les bons coups, le recteur de la Grande mosquée de Paris a indiqué que l’accord prévoyait également des « actions de sensibilisation et d’information » envers « des publics jeunes » et « des écoles ». Les deux entités partent d’un constat réel : « Le racisme anti-musulman est de plus en plus prégnant et se manifeste visiblement dans la société ». La LICRA affirme d’ailleurs que, « parmi l’ensemble des faits de racisme ou de discrimination dont (elle) a connaissance via son formulaire de signalement en ligne ou par téléphone, les signalements d’actes anti-musulmans arrivent en tête ».

Mais ces dernières années, loin d’éteindre les incendies, la LICRA a participé à attiser les flammes de cette islamophobie, qu’elle n’hésite jamais à nier. Certes, on connaissait les penchants de la Grande mosquée de Paris à la compromission. Mais cette alliance-là ressemble à un mariage de la carpe et du lapin.