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Gennevilliers : Abdelaziz Chaambi et Sonia Nour exclus du Moussem Festival

Abdelaziz Chaambi et Sonia Nour ont été victimes des pressions de la fachosphère. Ils ont été déprogrammés du Moussem Festival de Gennevilliers.

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Le Moussem Festival de l’immigration et la tricontinentale a eu lieu les 6 et 7 janvier à Gennevilliers (92). Un festival organisé par le Front uni des immigrations et des quartiers populaires (FUIQP) ainsi que l’Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF). Organisé régulièrement, il rassemble des acteurs de la société civile, des chercheurs et des élus locaux autour de l’antiracisme. Au programme cette année : la mémoire et les luttes des hommes et des femmes de l’immigration. 

Dans ce cadre, Abdelaziz Chaambi, président de la Coordination contre l’islamophobie à Lyon, devait intervenir sur le sujet des discriminations envers les musulmans. Mais à l’avant-veille du Festival, on lui a annoncé qu’il était déprogrammé. 

Abdelaziz Chaambi n’a pas échappé aux internautes de la fachosphère, qui ont largement décrié sa participation sur les réseaux sociaux, ainsi que celle de Sonia Nour. Des invités jugés « controversés » :  l’un pour être fiché S sur une décision administrative qu’il estime « sans fondement judiciaire », et l’autre, collaboratrice municipale de la Courneuve, pour avoir qualifié l’assaillant de l’attentat de Marseille de ‘martyr’ en octobre dernier.

Sur Twitter, ces deux acteurs politiques ont été pointés du doigt pour être des « relais du terrorisme islamiste ». Plusieurs internautes ont directement interpellé le maire de Gennevilliers, Patrice Leclerc (PCF), qui a prêté des locaux de la mairie pour cet évènement. Ils l’ont accusé de mettre Gennevilliers « au service de l’islamisme et des haineux anti-républicains. » 

« Nous avons répondu favorablement à la demande de l’ATMF, sans regarder la liste des invités. Chacun a le droit à la liberté d’expression », a répondu Patrice Leclerc, comme le rapporte le Parisien. La mairie a donc décidé de maintenir sa participation malgré la polémique. 

Ce serait finalement l’ATMF qui aurait cédé aux pressions et décommandé les deux invités, selon Abdelaziz Chaambi. Il accuse l’association de s’être rangée aux avis des internautes et d’avoir cédé aux pressions des partenaires associatifs et institutionnels de l’évènement, comme le Commissariat général à l’égalité des territoires (Ceget).

« Le Ceget soutient depuis de nombreuses années l’ATMF pour son action de lutte contre les discriminations (…) mais ne soutient pas le programme du Moussem festival », a d’ailleurs tweeté l’organisation, dont le logo a été retiré de l’affiche. 

Du côté des organisateurs, le FUIQP a décidé de se retirer de l’évènement, comme il l’a annoncé dans un post Facebook, le 5 janvier. 

Quant à l’ATMF, elle s’est trouvée bien embarrassée. A quelques jours de l’évènement, Nasser El Idrissi, membre du bureau de l’ATMF, indiquait qu’il était « encore en train de réfléchir » au maintien des deux intervenants. « Nous ne savons pas encore s’ils seront présents, nous discutons entre nous ». Finalement, l’ATMF a fait savoir dans un communiqué l’annulation de l’atelier animé par Abdelaziz Chaambi, en précisant que « le comité d’organisation du Moussem-Festival, seule instance habilitée à entériner l’intitulé et la liste des intervenant-e-s, n’a à aucun moment donné son aval pour le programme de cet atelier ».

Une attitude déplorable de la part de l’ATMF pour Abdelaziz Chaambi, qui a cependant obtenu le soutien du rappeur Ismaël Metis, qui a lui aussi décidé d’annuler sa participation au festival. « Par solidarité, et par choix politique, je me retire également », a-t-il annoncé sur sa page Facebook. 

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