Hier, l’armée israélienne a frappé deux positions du Hamas dans la bande de Gaza, en réponse à des tirs essuyés par ses soldats le long de la frontière avec les territoires palestiniens occupés. Aucune victime n’est à déplorer des deux côtés. Cet échange de tirs est le deuxième en quatre jours. Lundi déjà, l’armée israélienne a bombardé cinq positions présumées du Hamas faisant quatre blessés, en réponse, selon elle, à un tir de roquette qui n’avait pas fait de victime. Le cessez-le-feu observé depuis la fin de la guerre de 2014 paraît de plus en plus fragile, et certains redoutent une nouvelle escalade de violence entre les deux camps. Le bilan de l’opération « Bordure protectrice », lancée par Israël le 7 juillet 2014, avait causé la mort de 1 867 Palestiniens, dont 1 176 civils et 9 500 blessés, et 64 morts côté israélien. Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liberman, avait affirmé n’avoir aucune intention « d’engager une nouvelle confrontation » mais prévenait que, si cela devait arriver, ce serait « la dernière confrontation parce que nous les détruirons totalement. »