Le ministère de la Défense israélien, qui contrôle les points de passage vers la bande de Gaza, a par ailleurs annoncé la suspension des livraisons de ciment à l’enclave palestinienne et la suppression « jusqu’à nouvel ordre » de 500 permis d’entrée commerciaux en Israël, depuis l’enclave.

Depuis l’annonce mardi par le président américain Donald Trump de son plan pour un règlement du conflit israélo-palestinien, des roquettes, obus et ballons incendiaires ont été tirés quasi-quotidiennement depuis la bande de Gaza sur des secteurs du sud d’Israël, limitrophes de la bande de Gaza, provoquant des ripostes israéliennes.

Les Palestiniens ont rejeté le plan américain qui prévoit entre autres l’annexion par Israël de vastes régions de la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Les frappes israéliennes ont été menées dans la nuit de samedi à dimanche par « des avions et des hélicoptères de combat qui ont visé des cibles terroristes du Hamas dans le nord de la bande de Gaza », selon un communiqué de l’armée.

Parmi ces cibles figure « une infrastructure souterraine (…) comprenant un bâtiment utilisé comme salle d’opérations », précise le texte.

Ces frappes n’ont pas fait de victime, selon des sources de sécurité du Hamas, le mouvement palestinien au pouvoir à Gaza.

« Les livraisons de ciment seront suspendues et 500 permis d’entrée commerciaux en Israël (depuis la bande de Gaza) seront supprimés jusqu’à nouvel ordre (…) en raison des tirs continus de roquette et des lancements de ballons incendiaires depuis la bande de Gaza », a par ailleurs indiqué le Cogat, l’organe israélien, dépendant du ministère de la Défense, chargé des opérations civiles dans les Territoires palestiniens.

Une trêve est actuellement en vigueur entre le mouvement Hamas et Israël. Depuis 2008, trois guerres ont opposé Israël et le Hamas dans la bande de Gaza soumise à un blocus israélien.