Le député  Alexis Brunelle-Duceppe, porte-parole de Droits de la personne pour le Bloc Québécois, continue son combat pour le report des Jeux de Pékin. Son objectif: faire pression sur la Chine pour faire respecter les droits fondamentaux de la minorité chinoise, les Ouïghours.   

Alexis Brunelle-Duceppe est plus que jamais déterminé à faire reporter les Jeux olympiques de Pékin, qualifiés de « Jeux de la honte ». Les membres du Congrès mondial des Ouïghours ont adopté à l’unanimité la résolution du député dimanche 14 novembre. Les représentants de 19 pays étaient présents ainsi que des observateurs politiques de dix pays, pour porter ce message dans leurs parlements respectifs .

A travers cette petite victoire, Alexis Brunelle-Duceppe entend ramener cet enjeu dans les parlements des pays participants et militant pour la cause des Ouïghours. Il s’agit là de pousser les États à agir, face aux graves entorses de leurs droits et libertés, commises en toute impunité par le gouvernement chinois. 

Concrètement, le député souhaite que les Etats fassent pression sur le Comité international olympique et ses comités nationaux, pour repousser les Jeux olympiques prévus à Pékin en février. Il veut laisser le champ libre à une mission d’observation internationale de l’Organisations des Nations-Unies. La Chine refuse l’accès aux experts onusiens et aux différents enquêteurs.

Pour Alexis Brunelle-Duceppe  « […] ce qui ferait le plus mal à court terme à la Chine, c’est de remettre en cause les Jeux olympiques parce que l​à on attaque leur fierté ». Alors que de plus en plus de médias et de personnalités dénoncent les violations systématiques des droits de l’Homme de cette population du Xinjiang, la Chine continue à nier en bloc. Pis encore, elle prône la lutte contre le séparatisme et le terrorisme, pour continuer ​à mener en toute tranquilité la répression de cette minorité musulmane.

Une communauté internationale divisée

Alors que les voix s’élèvent contre la Chine, et que les vidéos et témoignages circulent sur les réseaux sociaux, décrivant les conditions de vie des populations Ouïghours, plusieurs Etats détournent le regard sur la situation. C’est un génocide qui a lieu dans la province du Xinjiang, et pourtant, aucune mesure n’est mise en oeuvre, pour mettre fin ​à un tel massacre.

En octobre dernier, 43 pays ont signé une déclaration commune réclamant à la Chine de  « garantir le plein respect de l’Etat de droit » à l’égard de la minorité Ouïghour. Et c’est sans surprise, qu’aucun pays du monde musulman, ​​à l’exception notable de la Turquie, n’a signé cette déclaration. 

La plupart des signataires du document sont des pays européens, auxquels s’ajoutent plusieurs pays d’Océanie. Seuls deux États africains se sont joints à cette déclaration, le Libéria et Eswatini, en plus du Honduras en Amérique latine.