Au Figaro, l'ex-Premier ministre François Fillon dit « stop » à ceux qui « demandent l'interdiction de tous les signes religieux dans l'espace public. »

L’ancien Premier ministre François Fillon sort un livre expliquant comment « Vaincre le totalitarisme islamique. » Au passage, il estime qu’il faut arrêter de vouloir s’attaquer à la liberté religieuse sous couvert de laïcité.

« Il n’y a pas de problème religieux en France. Il y a un problème lié à l’Islam. » Dans une interview publiée ce vendredi dans Le Figaro, François Fillon fait la promotion de son livre « Vaincre le totalitarisme islamique ». Ce « problème », il ne vient pas forcément des musulmans, mais plutôt des ayatollah de la laïcité qui seraient « tentés de s’attaquer à la liberté religieuse », à en croire l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. « Depuis l’attentat de Nice, certains demandent l’interdiction de tous les signes religieux dans l’espace public. Là, je dis stop ! », explique-t-il. François Fillon indique qu’il « refuse une France où l’on ne pourrait plus porter une croix dans la rue, un t-shirt à l’effigie du Pape, une kippa, un turban ou un voile. » Le candidat à la primaire des droites semble donc considérer qu’il ne faut pas de nouvelle loi sur le port du voile dans l’espace public.

« l’Etat islamique veut imposer un modèle de société »

Dans son interview, François Fillon indique qu’il veut « régler aujourd’hui un problème qui ne concerne que la montée de l’intégrisme musulman. » « Ayons le courage de nommer le mal qui nous attaque. Voilà des années que je le dis:  l’ennemi, c’est le totalitarisme islamique », précise le candidat des Républicains, pour qui « le mot totalitaire n’est ni vain ni excessif. Il est juste. » Pour François Fillon, « l’Etat islamique veut imposer un modèle de société, anéantir l’individu et le calvaire des chrétiens d’Orient. » Si l’homme de droite a désigné son ennemi, il en a un peu marre que, après chaque attentat, « on rouvre des débats sans fin, qui ne mènent nulle part parce qu’ils traitent des conséquences et pas des causes du mal. » Là où ses adversaires pointent du doigt les musulmans, lui veut s’attaquer aux commanditaires des attentats, ceux « qui entraînent, qui fixent des objectifs, qui disséminent (leur) idéologie mortelle. »

Pierre Z. Lajarge

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