L'Assemblée a adopté la résolution du parti socialiste pour la reconnaissance de l'Etat Palestinien malgré l'opposition de l'UMP

Dans le sillage du Royaume-Uni, de l’Espagne et de la Suède, l’Assemblée nationale française a franchi le pas, mardi 2 Décembre 2014, et a adopté la résolution des socialistes sur la reconnaissance de l’Etat Palestinien avec 339 voix pour et 151 voix contre. 

Reconnaissance de l’Etat Palestinien : verdict du Sénat le 11 décembre

Le texte de la résolution proposée par le parti socialiste invite le gouvernement français à reconnaître l’Etat Palestinien. Cette proposition estime que « la solution des deux États, promue avec constance par la France et l’Union européenne, suppose la reconnaissance de l’État de Palestine aux côtés de celui d’Israël ». La résolution dénonce également « la poursuite illégale de la colonisation dans les territoires palestiniens » et souligne « l’urgente nécessité d’aboutir à un règlement définitif du conflit sur la base des lignes de 1967, avec Jérusalem pour capitale de ces deux Etats ». Si ce texte n’a aucune valeur contraignante, il revêt une portée symbolique importante. Le Sénat se prononcera le 11 décembre 2014.

Cette résolution a été adoptée et approuvée par les socialistes, le Front de Gauche, les écologistes, neuf députés de l’UMP et une partie des radicaux de gauche. Suite à ce vote, l’ambassade d’Israël en France a émis un communiqué de presse dans lequel elle estime que cette résolution adoptée « va éloigner les possibilités d’arriver à un accord » de paix et « envoie un message erroné aux leaders et aux peuples de la région ». Nicolas Sarkozy, le nouveau président de l’UMP, a appelé à voter contre ce qu’il appelle « une reconnaissance unilatérale quelques jours après un attentat meurtrier [l’attaque contre une synagogue perpétrée à Jérusalem] et alors qu’il n’y a aucun processus de paix ».


Face aux crimes inhumains d’Israël, la lutte s’organise. Ainsi, l’organisation malaisienne des entrepreneurs de PME, Ikhlas, souhaite annuler les certifications halal des entreprises israéliennes. On souligne également le lancement de la BDS, ou Boycott Désinvestissement Sanctions. Une campagne internationale appelant à exercer diverses pressions sur l’état d’Israël.

Source (ici)

Pierre Z. Lajarge

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