Ce mouvement, annoncé depuis plusieurs semaines dans le secteur des transports mais qui devrait également être suivi dans d’autres branches, est scruté avec inquiétude par l’exécutif français, dans un contexte social déjà tendu, à l’hôpital, chez les « gilets jaunes », les étudiants, ou encore la radio publique.

La RATP, la régie des transports parisiens, a annoncé jeudi prévoir un « trafic fortement perturbé sur l’ensemble de son réseau à partir du 5 décembre » et mise sur l’envoi de SMS et courriels, de spots radios et de messages dans les gares pour informer les usagers.

Une grève déjà énormément suivie avait mis Paris quasiment à l’arrêt le 13 septembre.

De son côté, la compagnie ferroviaire SNCF a fermé à la vente les billets du 5 au 8 décembre, pour favoriser les clients ayant déjà un billet et dont les trains pourraient être annulés. « On s’attend à un mouvement qui sera suivi », a reconnu le nouveau patron de la SNCF, Jean-Pierre Farandou.

Dans le secteur de l’éducation, la plupart des syndicats ont appelé les quelque 900.000 enseignants à la grève. Des appels ont également été lancés dans le secteur de l’énergie et des carburants, de l’automobile, de la justice.

Mais la retraite reste un sujet particulièrement explosif en France, où beaucoup craignent – ou espèrent – une réédition du mouvement de 1995, qui avait paralysé le pays pendant un mois et constitué le plus grand mouvement social dans l’Hexagone depuis 1968.