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Françaises de Daesh : le gouvernement laissera faire la justice irakienne

Trois françaises ayant appartenu à Daesh risquent la peine de mort en Irak. Le gouvernement français semble déterminé à laisser la justice locale faire son travail sans interférer.

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Accusée de « soutien logistique et aide à l’organisation terroriste pour commettre des crimes », une Allemande ayant appartenu à Daesh vient d’être condamnée à mort par pendaison en Irak. C’est la Cour pénale centrale de Bagdad qui a prononcé cette peine, la première capitale à l’encontre d’une Européenne.

Une trentaine de combattants français auraient été arrêtés en Syrie par les forces kurdes. RMC explique que les femmes sont souvent détenues avec leurs enfants dans des camps de réfugiés et fait état de trois Françaises qui risquent la peine de mort.

Depuis plusieurs mois, le débat sur le jugement des Français arrêtés en Irak agite les médias et les réseaux sociaux. Les trois femmes citées par la radio, si elles sont jugées coupables, auront la possibilité de faire appel avant un second jugement. En cas de peine capitale, cette dernière sera alors appliquée immédiatement après l’appel.

« Nos ressortissants incarcérés à Bagdad seront jugés sur place »

L’Elysée a adopté une position claire quant à ses prisonnières : « Nos ressortissants incarcérés à Bagdad seront jugés sur place, car l’Irak est un Etat souverain, reconnu par la communauté internationale », explique-t-on chez Emmanuel Macron. La France a pourtant déjà réussi à faire revenir certains de ses ressortissants sur son sol après qu’ils ont été jugés à l’étranger. Ce fut le cas de Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison au Mexique qui a finalement fait son retour dans l’Hexagone.

En novembre dernier, aux Emirats arabe unis, Emmanuel Macron avait indiqué que chaque dossier serait étudié « au cas par cas. » Mais il avait prévenu que les femmes françaises arrêtées en Irak seraient bel et bien jugées par les tribunaux irakiens, où le système judiciaire fonctionne, avait expliqué le président.

La question du rapatriement des Françaises pourrait donc bien se poser en Syrie, le Kurdistan syrien n’étant pas reconnu par la communauté internationale. Le cas des Françaises risquant la peine capitale en Irak semble, lui, bouclé : le gouvernement ne devrait pas intercéder en leur faveur, malgré les demandes de leurs avocats et le sort indéterminé réservé à leurs enfants.

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