La procureure, Fatou Bensouda, a réaffirmé lundi qu’il n’y avait pas matière à poursuivre Israël, trois mois après que la CPI lui a ordonné, pour la deuxième fois, de réexaminer la nécessité ou non de lancer de telles poursuites.

« Les avocats des victimes vont faire appel contre la décision de la Procureure. Nous nous attendons à ce que la Haute cour accepte notre appel et lance une enquête en cassant la décision de la Procureure », ont indiqué les défenseurs des familles des victimes dans un communiqué.

Ils ont estimé que la décision de la Procureure visait « à protéger Israël contre toute inculpation pour crimes de guerre ».

Mme Bensouda avait estimé dans un document remis à la Cour qu’il « n’y a toujours pas de base raisonnable pour ouvrir une enquête » et réaffirmé sa position selon laquelle elle ne dispose pas de « base raisonnable » pour conclure à un niveau de « gravité suffisant pour être recevable devant le tribunal ».

La procureure avait décidé en 2014 de ne pas poursuivre Israël, puis confirmé sa décision en 2017 après que la CPI lui avait ordonné une première fois de réexaminer le dossier.

En 2010, la flottille affrétée par l’ONG turque IHH, avait été arraisonnée dans les eaux internationales par un commando israélien tandis qu’elle tentait de rallier Gaza, sous blocus israélien.

Neuf Turcs qui se trouvaient à bord du navire Mavi Marmara avaient été tués dans l’assaut. Un dixième était mort plus tard de ses blessures.

Cette flottille était composée de huit navires, avec à leur bord 70 passagers originaires d’une quarantaine de pays. Son objectif déclaré était d’apporter de l’aide à Gaza et d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les conséquences du blocus.