Le Parlement iranien compte désormais dix-sept, principalement issues du parti réformateur. Pour la première fois depuis 1979, les religieux sont moins nombreux que les femmes.

En Iran, pour la première fois depuis la révolution islamique, le Parlement compte plus de femmes que de religieux. Les femmes élues sont, en majorité, des réformatrices.

C’est une première dans l’histoire de la République islamique d’Iran : le Parlement de ce pays compte désormais dix-sept femmes. Un nombre qui a quasiment doublé, puisqu’elles n’étaient que neuf et toutes issues du parti conservateur. Mais ce qui est inédit, c’est que le nombre de religieux est descendu sous le nombre des femmes : dans l’assemblée renouvelée, les religieux ne sont plus que seize, là où ils étaient encore vingt-sept il y a quelques jours. Une révolution, deux ans après qu’une femme, Massoumeh Ektabar, a été nommée vice-présidente de la République islamique d’Iran. Même si, dans une assemblée qui compte 290 députés, on est encore loin de la parité. Mais d’ores et déjà, les femmes parlementaires vont pouvoir participer aux votes de lois concernant leurs droits.

Parvaneh Salahshouri demande que le hijab soit facultatif

Car, parmi les femmes du Parlement, on compte désormais quinze réformatrices et modérées. Et donc deux conservatrices. Là aussi, c’est une première depuis la révolution islamique de 1979. Les femmes pourraient même compter une membre réformatrice supplémentaire si la candidate d’Ispahan, dont l’élection a été invalidée, est finalement élue lors d’un prochain scrutin. Autre événement : la moitié des élues du Parlement ont moins de 40 ans. La plus emblématique est certainement Parvaneh Salahshouri. Celle-ci demande la fin du port obligatoire du hijab pour les femmes. « Je pense que c’est un droit fondamental d’avoir le choix. Le temps viendra où ce sera le cas », assure-t-elle, ajoutant vouloir « se battre contre la discrimination » inscrite dans « les lois et les règles » iraniennes.

Yassine Bannani

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