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Faim, bébés dans des conditions indignes, intimidations… Bienvenue à Calais !

Le Défenseur des droits dénonce les conditions de vie inhumaines des migrants à Calais et la traque organisée pour les empêcher de manger et de boire.

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La situation ne s’est pas améliorée. Il y a quelques jours, des associations de Calais venant en aide aux réfugiés dénonçaient la pression policière et les injonctions faites par les forces de l’ordre à arrêter de distribuer de la nourriture à des migrants affamés. Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, s’est dit « très préoccupé par les faits portés à sa connaissance » et a donc demandé à ses équipes de se rendre sur place. C’était lundi dernier. Et le constat fait par les services du Défenseur des droits est édifiant : des mineurs, qui « dorment à même le sol », expliquent aujourd’hui qu’ils sont « traqués jour et nuit dans plusieurs sous-bois de la ville ». De plus, déplore le Défenseur des droits, se laver et boire de l’eau est presque devenu impossible pour les migrants, puisque les points d’eau ont été supprimés. Des migrants qui vivent dans des conditions très précaires et que les associations n’ont le droit de nourrir qu’une seule fois par jour.

Le Défenseur des droits décrit « une sorte de traque »

Comme si ces conditions de vie indignes ne suffisaient pas, les services de Jacques Toubon ajoutent qu’il n’existe plus de structure dédiée pour les femmes, qui sont donc « susceptibles de faire l’objet de viol et d’exploitation sexuelle ». Pire, selon le Défenseur des droits, « certaines femmes ont des nourrissons et plusieurs bébés sont à naître dans les prochaines semaines » et « aucun dispositif d’accueil ou d’hébergement ne leur semble accessible alors même que la protection maternelle et infantile impose une telle prise en charge ». Pour l’institution, tout ceci ressemble à une véritable « traque » contre les migrants. Elle en réclame la fin, mais également « l’autorisation des distributions de repas, la mise à l’abri des mineurs sur place, la mise en place d’un lieu où les personnes peuvent se reposer, se ressourcer et envisager la suite de leur parcours migratoire ». Car les atteintes aux droits fondamentaux, conclut le Défenseur des droits, sont « d’une exceptionnelle et inédite gravité ».

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