Le leader de FPÖ, Norbert Hofer, est arrivé en tête de la présidentielle en Autriche. Dans quelques semaines, il briguera le poste de président face à un Ecologiste.

En Autriche, le candidat de l’extrême droite Norbert Hofer a obtenu 35,5 % des voix lors de l’élection présidentielle. Les socialistes ont été distancés. Décryptage.

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en Autriche ont créé, dimanche dernier, une véritable onde de choc : l’extrême droite est en train de voler la vedette aux socialistes, alors que les écologistes et les candidats indépendants ont également réalisé de bons scores. On ne connaîtra les résultats définitifs que ce soir, mais selon les premières estimations, c’est le candidat Norbert Hofer – du parti d’extrême droite FPÖ, le Parti de la liberté d’Autriche – qui se serait distingué avec 35,5 % des suffrages, tandis que l’écologiste Alexander Van der Bellen arrive deuxième avec 21,1 % des voix.  De son côté, la grande coalition des partis sociaux-démocrates et celle des conservateurs se sont faites éliminer dès le premier tour.

Le SPO et OVP out, une première en Autriche

Depuis la Seconde Guerre mondiale, le président autrichien était toujours, jusque là, issu des partis SPO (les socialistes) ou OVP (les conservateurs). C’est donc une première : les électeurs ont opté pour l’opposition portée, selon les estimations, par Norbert Hofer. Actuel vice-président du parlement, ce jeune candidat de 45 ans a mené une campagne sobre. Il a profité de l’échec de la coalition gouvernementale, à qui l’on reproche une mauvaise gestion du problème du chômage et de la crise des migrants.

En Autriche, le président dispose de peu de pouvoirs. Son poste reste honorifique, même si c’est lui qui nomme le chancelier. Il est aussi le chef des armées et est habilité à dissoudre le Parlement. Le deuxième tour de l’élection présidentielle aura lieu le 22 mai prochain pour décider qui sera le successeur de Heinz Fischer, le social-démocrate qui achèvera son deuxième mandat synonyme d’alternance politique.

Yassine Bannani

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