Le gouvernement canadien a élaboré de nouvelles exigences en matière d’étiquetage halal dans l’objectif de lutter contre les fraudes et la rétention d’information et d’aider les consommateurs à prendre les bonnes décisions sur l’achat des aliments.

Problématique de l’étiquetage halal

La nouvelle règlementation exigera que tous les produits alimentaires étiquetés halal mentionnent le nom de l’organisme certificateur. Ceci permettra, selon le gouvernement, d’aider les consommateurs à obtenir les informations spécifiques liées aux méthodes d’abattage par exemple. Bien évidemment, les produits halal devront toujours répondre aux normes de sécurité alimentaire imposées par les autorités canadiennes.
Brad Butt, le député de Mississauga – Streetsville, a déclaré : « notre gouvernement est déterminé à collaborer avec l’industrie et les consommateurs afin d’améliorer l’étiquetage des aliments au Canada. Ce faisant, l’industrie sera en mesure de fournir aux consommateurs les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions ». Cette mesure entrera en vigueur le 4 avril 2016.

Un marché à fort potentiel

Le marché des produits alimentaires halal au Canada est estimé à 1 milliard de dollars. Pour la France et l’Angleterre par exemple, le marché halal est évalué à plusieurs milliards d’euros.
La lutte contre l’opacité de la filière est une excellente nouvelle, mais elle ne répond pas à la question de l’uniformité des normes halal. En effet, il existe plusieurs organismes disposant d’une certaine légitimité mais dont les normes diffèrent.
Cette question a été posée par la JAKIM, l’organisme de certification halal en Malaisie et qui fait autorité dans le monde. Son président avait en effet affirmé qu’un manque de cohérence entre les différents organismes certificateurs était problématique.

Mais le problème réside-t-il vraiment là ?

N’est-il pas essentiel au final de penser au consommateur avant tout. C’est-à-dire de ne pas centrer les besoins sur les organismes certificateurs mais directement sur le consommateur, qui est au final le premier concerné.
En effet, le consommateur a le droit de choisir en âme et conscience le type de produit qu’il souhaite consommer, quelle que soit la méthode utilisée, tant qu’il n’est pas leurré. Le Canada, un exemple à suivre ?

Sources.

 

Pierre Z. Lajarge

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