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Les Etats-Unis refusent l’entrée à l’un des initiateurs de BDS

Les Etats-Unis ont refusé l’entrée sur leur territoire au cofondateur d’un mouvement palestinien controversé qui appelle au boycott d’Israël, et dont la campagne de pression a été qualifiée jeudi d’antisémite par un haut responsable américain.

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Omar Barghouti, un Palestinien qui a participé à la création de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), n’a pas été autorisé mercredi en Israël à embarquer dans un vol à destination des Etats-Unis, où il devait participer à des conférences à Harvard et à la New York University.

« Cette interdiction d’entrée américaine me visant » malgré « des documents de voyage en règle », « qui est idéologique et politique, fait partie de la répression croissante d’Israël contre les défenseurs des droits humains palestiniens, israéliens et internationaux au sein du mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité », a déclaré jeudi Omar Barghouti dans un communiqué.

Il a souligné que cela l’empêcherait notamment d’assister au mariage de sa fille aux Etats-Unis. « Je suis blessé, mais pas découragé », a-t-il assuré.

Le porte-parole de la diplomatie américaine Robert Palladino a dit que les Etats-Unis ne motivaient pas leurs décisions concernant les visas dans des cas individuels.

Mais sans expliquer pourquoi l’entrée avait été interdite à Omar Barghouti, il a ajouté: « la loi américaine n’autorise par le refus de visa uniquement sur la base de déclarations ou d’opinions politiques si ces déclarations ou opinions sont considérées légales aux Etats-Unis ».

Le mouvement BDS appelle au boycott économique, culturel ou universitaire de l’Etat hébreu, et notamment à ne pas acheter de produits venant des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.

Le nouvel émissaire américain pour la lutte contre l’antisémitisme Elan Carr, qui a prêté serment jeudi, a accusé le mouvement BDS d’être antisémite.

« Une personne peut choisir d’acheter ou ne pas acheter ce qu’elle veut. Mais s’il s’agit d’un mouvement organisé pour étrangler économiquement l’Etat d’Israël, c’est antisémite », a-t-il dit à la presse.

Tout en reconnaissant qu’il est « tout à fait normal » de pouvoir critiquer la politique d’un pays dans une démocratie, Elann Carr a estimé que « critiquer Israël comme on ne le ferait pas pour un autre pays dans des circonstances similaires » était aussi de « l’antisémitisme ».

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