Quand les mots laissent place à la violence. A Portland, dans l’Oregon, un homme de la mouvance suprémaciste blanche qui avait pris à partie de jeunes musulmans américains dans le métro a commis l’irréparable. Il a en effet égorgé deux personnes qui s’étaient interposées pour défendre les deux victimes. Tout avait commencé, selon les témoignages, par des insultes lancées aux deux musulmans. C’est alors qu’un vétéran de la guerre d’Irak et un jeune Américain de 23 ans ont décidé de prendre leur défense. Avant d’être tués. De nombreux hommages ont été rendus immédiatement à ces deux héros américains. Le maire de Portland a, pour sa part, dénoncé la monté des discours racistes et antimusulmans de la part des dirigeants politiques. « Des mots violents peuvent mener à des actions violentes. Tous les leaders d’Amérique et les gens de bonne volonté doivent changer notre dialogue politique », a ainsi déclaré Ted Wheeler. D’autant qu’aux Etats-Unis, les adeptes de la suprématie blanche tuent bien plus que les djihadistes, selon une étude sortie en 2015. « Les services de police à travers le pays nous ont dit que la menace des extrémistes musulmans n’était pas aussi grande que la menace des extrémistes de droite », expliquait alors Charles Kurzman, chercheur de l’Université de Caroline du Nord.