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Etats-Unis : enquête au Congrès sur un projet de centrales nucléaires en Arabie Saoudite

La Chambre des représentants enquête pour déterminer si le président américain Donald Trump aurait activement cherché à vendre une technologie nucléaire sensible à l’Arabie saoudite, pour le plus grand profit de certains de ses soutiens aux Etats-Unis.

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La commission de la chambre basse du Congrès a ouverte une enquête hier sur la possible vente d’une technologie nucléaire sensible à l’Arabie Saoudite.

Elle a fait savoir que « plusieurs lanceurs d’alerte » avaient mis en garde contre des conflits d’intérêts « qui pourraient être du ressort du droit pénal fédéral ».

Les Etats-Unis ne peuvent légalement transférer leur savoir-faire nucléaire vers des pays tiers sans garantie d’un usage pacifique de cette énergie.

Elijah Cummings, président de la commission de Contrôle et de Réforme, a donc demandé des documents à la Maison Blanche, en particulier ceux portant sur une rencontre deux mois après l’investiture de Donald Trump entre son gendre et proche conseiller Jared Kushner et Mohammed ben Salmane qui, peu après, est devenu le tout-puissant prince héritier saoudien.

Un rapport préliminaire de cette commission a relevé que de « forts intérêts commerciaux privés » avaient « fait pression de manière agressive » pour obtenir ce transfert de technologie sensible.

« Ces entités commerciales engrangeraient des milliards de dollars grâce aux contrats liés à la construction et à l’opération d’infrastructures nucléaires en Arabie saoudite et ont semble-t-il eu des contacts proches et répétés avec le président Trump et avec son administration jusqu’à ce jour », a noté la commission.

Or la commission de la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, craint que l’Arabie saoudite ne se serve de cette technologie américaine pour fabriquer une arme nucléaire.

Selon la Commission, le fer de lance de ce projet de construction de centrales nucléaires en Arabie saoudite est le groupe IP3 International, dont une filiale présentait en 2016 le général américain Michael Flynn comme l’un de ses conseillers.

Michael Flynn a brièvement été conseiller à la sécurité nationale de M. Trump à la Maison Blanche. Il a été contraint à la démission pour avoir menti sur des communications avec la Russie, a été poursuivi en justice pour ces faits, a plaidé coupable et attend sa sentence.

Dès sa première semaine aux commandes, selon les sources de la commission, l’administration Trump s’est empressée de chercher à obtenir l’approbation de la construction par IP3 de ces centrales jusqu’à ce qu’un conseiller juridique détermine que Michael Flynn avait un conflit d’intérêts.

Mais l’entrain d’IP3 n’a pas pour autant été stoppé puisque, souligne la commission en citant des informations parues sur le site Axios, Trump a rencontré plusieurs représentants de cette société la semaine dernière.

Un autre promoteur de ce transfert a été, d’après la commission, l’homme d’affaires Thomas Barrack. C’est lui qui a organisé la cérémonie d’investiture de Donald Trump et qui a récemment déclenché une controverse en minimisant le rôle de Ryad dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

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