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Etats-Unis : l’échec des campagnes politiques islamophobes

Un rapport de l’organisation Muslim Advocates a examiné près de 80 campagnes politiques locales avec un programme antimusulmans. Si les candidats islamophobes sont de plus en plus nombreux,  peu sont finalement élus.

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Les théories du complot qui visent les musulmans, se propagent davantage depuis l’élection de Donald Trump et de l’instauration de son très controversé « Muslim ban ». 

C’est ce que confirme un récent rapport (« Running on hate ») de l’association Muslim Advocates, un organisme national de défense des droits civils qui veille à la liberté et à la justice des Américains de toutes les confessions. 

L’organisme a étudié des campagnes politiques menées aux Etats-Unis en 2017 et 2018, entre autres pour les élections de mi-mandat qui auront lieu le 6 novembre prochain. 

Les résultats montrent une augmentation nette de messages antimusulmans. 80 candidats ciblent ouvertement les musulmans et presque tous sont des républicains. Une rhétorique sciemment utilisée par ces politiques comme une « stratégie » pour se faire élire. 

Plus d’un tiers d’entre eux (34 %) ont affirmé que les musulmans sont intrinsèquement violents ou constituent une menace imminente, selon le rapport. Ils ont également propagé la rumeur d’un complot musulman qui vise à infiltrer le gouvernement et à instaurer la charia. 

29 % des candidats ont demandé à limiter les droits fondamentaux des musulmans ou ont déclaré que l’islam n’est pas une religion.

« Depuis l’élection de 2016 (élection de Donald Trump), il est facile pour les candidats d’utiliser une rhétorique islamophobe et haineuse dans leur programme », a déclaré Mohamed Gula, directeur politique d’Emgage, une organisation qui travaille sur l’élection d’un plus grand nombre de musulmans à des fonctions publiques.

Mais sur les 80 candidats antimusulmans identifiés comme tels dans le rapport et qui se présentent au Congrès ou à des postes locaux, seuls 11 % à 14 % ont été élus ou sont sûrs de gagner en novembre prochain. 

« Cette rhétorique n’est pas populaire auprès des électeurs américains. Elle est populaire auprès d’une partie isolée de l’électorat qui est très hostile aux musulmans. Il est important que les candidats, les politiciens et les élus comprennent qu’il s’agit d’un chemin qui mène à la perte. Ce n’est pas une façon de gagner une élection. C’est aussi irresponsable et source de discorde. Mais ce n’est même pas efficace », a déclaré au Huffpost Scott Simpson, l’auteur du rapport. 

Selon l’étude de Muslim Advocates, l’Etat comptant le plus grand nombre de candidats antimusulmans était le Texas, suivi de la Virginie et de la Floride avec six participants chacun.

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