Alors que la tension est à son comble aux abords de l’esplanade des Mosquées après l’installation de portiques de détection de métaux, les affrontements se poursuivent. Plusieurs Palestiniens ont trouvé la mort et la Jordanie a exhorté Israël à ne pas tenter de s’ingérer dans la gestion de ce lieu qui cristallise toutes les tensions. Aujourd’hui, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé de se réunir pour discuter de la situation sur place. Une réunion d’urgence qui doit se tenir à la demande de la France, de la Suède et de l’Egypte. L’objectif, apprend-on, est d’examiner « la façon dont les appels à la désescalade peuvent être soutenus », selon l’ambassadeur suédois à l’ONU, Carl Skau. Mais à quelques heures de cette réunion, une question essentielle se pose : que peuvent apporter les Nations Unies dans la résolution du conflit ? Depuis 1967, Israël viole plus d’une trentaine de résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Depuis un demi-siècle, les responsables de l’Organisation des Nations Unies se réunissent pour parler d’Israël et de la Palestine. En mars derner, l’ONU avait même enterré un rapport accusant Israël d’apartheid. Ces dernières années, les Nations Unies ont demandé à Israël de stopper leur politique de colonisation. 2017 est l’une des années les plus prolifiques en termes d’annonces de construction de colonies. Le Conseil de sécurité peut donc se réunir aujourd’hui, cela ne changera rien : l’organisation internationale n’a aucun poids sur Israël, qui continue à violer le droit international sans être inquiété.