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Escroquerie et prise illégale d’intérêts : Anticor relance l’affaire Richard Ferrand

L’association anticorruption Anticor a déposé plainte mercredi à Paris, un mois après la décision de classer sans suite l’affaire Ferrand.

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Richard Ferrand était l’objet d’une enquête pour abus de confiance, escroquerie et prise illégale d’intérêts. Pour rappel, le chef de file des députés LREM avait acheté avec sa compagne Sandrine Doucen début 2011, un immeuble à Brest, via une une société civile immobilière (SCI). Puis il avait loué le bâtiment aux Mutuelles de Bretagne dont il était à l’époque le directeur général (entre 1998 et 2012). Il n’aurait alors pas prévenu l’entreprise que les locaux appartenaient à une société de sa compagne. Les loyers perçus par le couple leur aurait permis d’acquérir un appartement à Paris de plus de 300 000 euros. 

« Une affaire est en effet restée au stade d’enquête préliminaire, sans qu’un jugement n’ait été prononcé »

Le 13 octobre dernier, le procureur de Brest avait annoncé que l’affaire était classée sans suite, en invoquant la prescription de cette éventuelle infraction, depuis juin 2015. Suite à cette décision, Richard Ferrand s’était réjoui d’être enfin « lavé de tout soupçon ». Mais l’association Anticor en a décidé autrement. Elle a déposé plainte auprès des juges d’instruction du pôle financier de Paris, afin d’obtenir la désignation d’un magistrat pour relancer l’enquête. Pour elle, cette affaire est en effet restée au stade d’enquête préliminaire, sans qu’un jugement n’ait été prononcé. 

« Nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de Brest »

« Nous attendons l’ouverture d’une instruction pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de Brest », a déclaréJean-Christophe Picard, président d’Anticor, qui estime que l’affaire n’est pas prescrite. En matière de prise illégale d’intérêt, le délai de prescription ne commencerait à courir qu’à partir du jour où la connaissance de l’infraction a été constatée, soit en mai 2017 pour cette affaire (date de parution de l’article du Canard Enchaîné). 

Pour le vice-président de l’association, ce dossier pose encore des questions importantes, « balayées trop rapidement par le Parquet ». « Il s’agit entre autres de savoir comment qualifier les agissements de Richard Ferrand, dont il apparait que la prise illégale d’intérêts a été dissimulée sciemment. Il n’a jamais donné d’informations au commissaire aux comptes ni au conseil d’administration concernant l’acquisition de cet appartement par sa femme », explique Eric Alt au Muslim Post.

L’association Anticor a été fondée en juin 2002 pour rétablir une éthique en politique, ainsi qu’un rapport de confiance entre les citoyens et leurs représentants. Pour Anticor, la lutte contre la corruption doit commencer dès les urnes, afin que les responsables politiques corrompus cessent d’être élus. Mais l’affaire Ferrand, dernière en date, montre que le travail de moralisation de la vie politique est loin d’être fini. 

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