Ce week-end, Israël a basculé à l’extrême droite. Le nationaliste Bennett est devenu le Premier ministre en lieu et place de Netanyahu.

Vous avez aimé Netanyahu Premier ministre ? Alors vous adorez Bennett. Si Israël a mené, sous Netanyahu, une politique d’extrême droite, ce n’est rien à côté de ce qui attend le pays. Ce dimanche, le Premier ministre israélien a été remplacé par le leader du Foyer juif. Naftali Bennett, un ultra-nationaliste, grand partisan de la colonisation, a pris les rênes de la Knesset. Bennett est un habitué de la politique la plus radicale, et représente donc un danger pour la Palestine. Il est également un habitué des phrases choc. En 2013, il affirme par exemple : « J’ai tué beaucoup d’Arabes dans ma vie, et ça ne me pose aucun problème ».

Naftali Bennett est donc devenu le 13e Premier ministre d’Israël. Adepte de l’ultra-libéralisme, Bennett rêve surtout de voir les trois-quarts de la Palestine occupée. Le dirigeant est bien plus qu’un nationaliste, il est un militant assumé de la droite la plus extrême. Qui dit avoir influencé Netanyahu dans sa politique : « Je suis dans une position confortable, toujours un peu à la droite de Bibi, explique-t-il. Quand je m’exprime sur les questions diplomatiques ou sécuritaires, il va finir par monter d’un cran pour me rattraper ».

Jusque-là conseil occulte de Netanyahu, Bennett va donc désormais pouvoir appliquer sa politique d’extrême droite sans se cacher. L’ex-ministre de Netanyahu avait pourtant fait un flop lors des législatives. Pour détrôner Netanyahu et prendre la Knesset, Bennett aura dû discuter avec plusieurs partis, au risque d’être critiqué par sa frange la plus nationaliste. « J’ai choisi ce qu’il fallait faire pour le bien d’Israël », estime-t-il.

Aujourd’hui, s’il est le 13e Premier ministre, il est simplement le premier à porter une kippa, preuve que la religion guidera en partie sa politique nationaliste.

Et d’ores et déjà, Bennett est craint, lui qui estimait il y a peu qu’« il n’y a jamais eu d’État Palestinien ». Concernant les prisonniers palestiniens, il disait que les « terroristes doivent être tués pas libérés ». S’il est un habitué des sorties choc, il est cependant resté mesuré lorsqu’il était ministre de la Défense. Le Premier ministère sera donc l’occasion pour lui de mettre ses menaces à exécution… ou de montrer que derrière ses déclarations se cache un homme plus sensé qu’on l’imaginait.