Alors que la flamme olympique est arrivée à Pékin en décembre 2021, et que les mouvements de contestation dénoncent le traitement inhumain des Ouïghours, Pékin s’apprête à accueillir les Jeux olympiques d’hiver. 

La Chine est sous le feu des projecteurs depuis ces derniers mois, et pour cause. Le régime se rend coupable de crimes de génocide dans la région autonome du Xinjiang, où plus d’un million de Ouïghours sont détenus. À l’origine d’une campagne de détentions massives, de tortures, de surveillance et de persécutions religieuses contre les minorités ethniques musulmanes, la Chine continue à nier les graves allégations qui pèsent contre elle, et poursuit sa vendetta contre les Ouïghours.

Pékin mène une violente répression sur son territoire, à l’encontre de toutes formes de dissidence. Toute personne considérée comme « déviante » ou hostile au régime est privée de ses libertés et droits. La population chinoise est soumise à des niveaux extrêmes de censure et de contrôle. Et les minorités religieuses comme les Ouïghours sont victimes de traitements indignes et inhumains.

Pourquoi la France doit agir au plus vite ?

Alors qu’une poignée de pays a officiellement déclaré boycotter diplomatiquement les Jeux de la honte, la France entretient une position ambigüe. L’Assemblée nationale a adopté une résolution qui « reconnaît officiellement les violences perpétrées par les autorités de la République populaire de la Chine à l’encontre des Ouïghours comme constitutives de crimes contre l’humanité et d’un génocide ». Par cette résolution, les parlementaires condamnent fermement les crimes commis par le régime chinois.

L’institution législative française a invité le gouvernement à reconnaître à son tour les crimes contre l’humanité dans le Xinjiang et à les condamner. Mais l’Exécutif continue à détourner le regard. Pour Amnesty international « La lumière doit être faite sur ces atrocités. D’ici la fin du mois de février, les Parlementaires devraient appeler le gouvernement français à s’exprimer fortement sur le sujet lors du conseil des droits de l’Homme. La demande est claire : ils doivent exiger la création d’un mécanisme international indépendant pour enquêter sur les crimes et les violations graves des droits humains commis dans la région du Xinjiang. »

Les principes républicains se basent sur des valeurs universelles. Libertés et droits fondamentaux sont le socle de la République française. C’est sur la base de ses principes que la société française repose. Pourtant, la France ne se positionne pas pour la défense des Ouïghours. Une situation incomprise par la société civile, qui voit là, la dérive du régime français. Les standards nationaux et internationaux qu’il défend ne sont plus. Le pays sombre et bafoue lui-même les droits et libertés de la communauté musulmane sur son sol. Condamner la Chine ne ferait qu’attirer la lumière sur les entorses aux droits humains et aux libertés commises par la patrie des droits de l’Homme.