Selon Le Canard Enchaîné, Emmanuel Macron fourmille d’idées depuis la décapitation d’un enseignant. Cet acte odieux est aujourd’hui l’occasion pour l’exécutif français de viser les coupables tout trouvés : les musulmans. L’Etat français s’est d’ailleurs lancé dans une bataille qui va dans tous les sens : demandes de dissolution du CCIF ou encore de BarakaCity, perquisitions et convocations d’imams, sorties « personnelles » de Darmanin contre le halal… Avec, en toile de fond, une accusation de « séparatisme ».

L’hebdomadaire satirique français assure que le président de la République, lors d’une réunion avec ses conseillers, a proposé notamment d’expulser les fichés S vers leurs pays d’origine. Emmanuel Macron demande par ailleurs des mesures « les Etats qui encouragent le salafisme sur notre sol ». Oubliant un peu vite que la France est l’un des principaux fournisseurs d’armement du royaume saoudien.

Le Canard indique enfin que les conseillers juridiques se sont réunis pour un brainstorming qui s’est avéré instructif : l’un d’eux a en effet proposé de prononcer des « mesures d’éloignement » contre les fichés S dont les pays ne voudraient pas. Une sorte de Guantanamo, donc. « Non pas comme à Guantanamo. A Guantanamo, il y avait des tortures ? », conclut un autre. Voilà qui fait froid dans le dos.