Dans un entretien à Al-Jazeera, le président français Emmanuel Macron explique comprendre que les caricatures puissent « choquer ».

Lors de l’hommage à l’enseignant décapité il y a quelques jours, le président français avait promis de ne « pas renoncer aux caricatures », invoquant la liberté d’expression.

Depuis, les réactions diffèrent selon les pays et de nombreux régimes de pays arabo-musulmans ont appelé au boycott des produits français.

Au Canada, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu ce vendredi la liberté d’expression mais a nuancé en indiquant que celle-ci n’était « pas sans limites » et ne devait pas « blesser de façon arbitraire et inutile » certaines communautés.

« Nous nous devons d’agir avec respect pour les autres et de chercher à ne pas blesser de façon arbitraire ou inutile ceux avec qui nous sommes en train de partager une société et une planète », a affirmé Trudeau avant de dire : « Dans une société pluraliste, diverse et respectueuse comme la nôtre, nous nous devons d’être conscients de l’impact de nos mots, de nos gestes sur d’autres, particulièrement ces communautés et ces populations qui vivent encore énormément de discriminations ».

De son côté, le Haut représentant pour l’Alliance des civilisations des Nations Unies, l’Espagnol Miguel Angel Moratinos, a appelé mercredi dernier dans un communiqué « au respect mutuel de toutes les religions et croyances », sans pour autant répondre aux propos du président français.