« La vieillesse est un naufrage », disait le général de Gaulle. Ce matin, Elisabeth Badinter, 72 ans, nous l’a une nouvelle fois prouvé. Celle qui fut l’une des grandes figures du féminisme était l’invitée de France Inter aujourd’hui. Elisabeth Badinter a notamment pu parler de son sujet favori : l’Islam. Alors qu’elle avait été recadrée par l’Observatoire de la laïcité lors de sa première sortie sur le sujet — « Il faut s’accrocher et il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d’islamophobe », avait-elle dit, ajoutant qu’il fallait observer une certaine « neutralité » dans les lieux publics —, Elisabeth Badinter a cette fois rappelé qu’« il n’y a qu’une vision de la laïcité, c’est celle qui a été assise par la loi de 1905. » La féministe se refuse à accepter la « laïcité ouverte » ou la « laïcité positive » et indique que l’« on ne doit pas dépasser les bornes que nous a indiquées la loi de 1905. » Jusque là, tout allait bien, même si la présidente du conseil de surveillance de Publicis — qui a travaillé avec les autorités saoudiennes — reprochait à demi-mots la vision de la laïcité de Benoît Hamon. Mais lorsqu’il s’agit de parler d’Islam, Madame Badinter est plus virulente. « Mon objectif est de manifester ma solidarité aux femmes qui ne veulent pas se plier aux canons de la religion islamique. (…) Le port du voile, ça peut être une liberté ou un asservissement, c’est ressenti comme cela par beaucoup de femmes » dont certaines « n’ont pas la choix », dit-elle. Avant d’affirmer que les femmes musulmanes « ressentent une forte pression, (…) elles sont persécutées ou harcelées. » Et Elisabeth Badinter de poser une question : « Si on ne veut pas faire ramadan, dans certains lieux de France, est-ce encore possible ? Est-ce qu’on a encore sa liberté de conscience ? » Une dernière phrase qui montre la persécution que semble vivre au quotidien une Elisabeth Badinter à qui l’on a visiblement imposé de faire ramadan l’année dernière…