Après la campagne « Ali Juppé » et celle, plus récente, contre François Fillon surnommé « Farid Fillon », c’est au tour d’Emmanuel Macron d’être l’objet de saillies de la fachosphère. L’ancien ministre de l’Economie est en effet accusé par une frange extrémiste d’accointances avec l’Islam. Et comme il fallait bien lui trouver un sobriquet à consonance arabe, la fachosphère a décidé de surnommer l’ex-banquier « Djamel Macron. » Si bien qu’un compte Twitter a même été créé à ce nom. L’ancien ministre est affublé d’une barbe, ce qui lui donne des faux airs d’Abraham Lincoln. On y lit, dans sa biographie, les principaux reproches faits par l’extrême droite à Emmanuel Macron : « Les migrants sont une aubaine économique » ou encore « La laïcité ne doit pas gêner nos concitoyens islamistes. »

« En marche… vers la charia »

Tout semble être parti d’une simple phrase sur l’immigration. Pour l’ancien ministre de l’Economie, l’arrivée de migrant est « une opportunité économique incroyable. » Pas forcément du goût de l’extrême droite, cette phrase d’Emmanuel Macron suffirait, selon la fachosphère, à montrer le laxisme du candidat à la présidentielle en matière de politique migratoire. Une autre déclaration, dans laquelle Emmanuel Macron affirme que « la laïcité n’est qu’une arme contre les musulmans », a également fait mouche. Comme Juppé et Fillon avant lui, à la droite de la droite, on reproche à Emmanuel Macron d’être trop tendre avec l’Islam. Et ce n’est pas le tweet du CCIF — supprimé depuis — reprenant des déclarations d’Emmanuel Macron qui a calmé les réseaux sociaux. Du côté de la fachosphère, on met donc Macron dans le même sac que Fillon, celui des collaborateurs de l’islamisme. Si bien que le mouvement d’Emmanuel Macron a été rebaptisé « En marche… vers la charia. » La campagne présidentielle risque de paraître très, très longue.