Didier Leschi, qui sort « Misère(s) de l'Islam de France », dresse un constat d'échec de l’organisation du culte musulman en France. Sans langue de bois.

Dans « Misère(s) de l’Islam de France », aux éditions du Cerf, Didier Leschi, ancien préfet délégué pour l’Egalité des chances en Seine-Saint-Denis et qui fut conseiller parlementaire au cabinet du ministère de l’Intérieur à la fin des années 1990 avant de devenir chef du bureau central des cultes aux côtés de Jean-Pierre Chevènement, livre un constat très dur sur l’organisation de l’Islam dans l’Hexagone. Et tente d’apporter quelques solutions.

LeMuslimPost : Vous parlez dans votre livre de l’« Islam de France. » Une expression qui ne plaît pas forcément à tout le monde. En quoi était-il important d’utiliser ces termes dans votre livre et non pas de parler d’un Islam en France ?

Didier Leschi : Parce que l’islam est bien une religion de France au sens où elle est non seulement partagée par de nombreux citoyens français, mais parce que notre pays a une longue histoire avec l’Islam. La France a même été une grande puissance musulmane, selon les mots d’Edouard Herriot qui faisait partie de ces républicains qui ont soutenu le projet de construction de la Grande Mosquée de Paris. Il y voyait le moyen de donner aux musulmans de France un « lieu d’indépendance religieuse et intellectuelle. » Autre signe de cette présence, le premier carré musulman au cimetière parisien du Père Lachaise date de 1853. Il y en a aujourd’hui plusieurs centaines car il est important que les musulmans de France puissent se faire inhumer selon leur rite. Et les premières mosquées ont été construites au début du XXe siècle, il y a aujourd’hui entre 2 700 et 3 000 lieux de culte musulman. En parlant d’Islam de France, je veux aussi dire que la manière dont évolue pratiquement et intellectuellement l’Islam concerne aussi en propre la France. 

LeMuslimPost : D’entrée, votre constat est sans appel : la situation de l’Islam en France est « pathétique », dites-vous. Et vous accusez, dès les premières phrases de votre livre, les gens qui le pratiquent « du dedans. » Certains vivent de leur religion et non pour elle. Est-on dans une lutte politique — politicienne, même — au sein de l’Islam en France ?

Didier Leschi : Je pense surtout que les fidèles musulmans ne sont pas représentés à la hauteur de la dignité de leur foi, à la hauteur aussi des efforts qu’ils ont fait par leur dons pour ouvrir des mosquées. Les principaux responsables se perdent en querelles subalternes et les espoirs que l’Etat met à chaque fois en eux pour assumer dignement cette représentation et assoir leur légitimité ne sont pas à la hauteur des efforts qu’il fait. De même, les fidèles ne peuvent être que peinés par le spectacle des disputes subalternes alors qu’il y a des problèmes à prendre en charge pour le bien-être des fidèles et surtout des jeunes qu’il faut accompagner dans leur recherche de spiritualité afin d’éviter qu’ils ne soient attirés par le soleil noir d’un islamisme suicidaire.  

« Il faudrait que les intellectuels musulmans ouvrent des lieux de prière »

LeMuslimPost : Il existe un vrai problème de représentation donc. Vous qui avez été sur le terrain, vous avez dû entendre de nombreux musulmans expliquer qu’ils ne se sentaient pas représentés par les intellectuels musulmans invités dans les médias ou par les quelques musulmans qui ont réussi à intégrer des hautes fonctions de l’Etat…

Didier Leschi : Je crois nécessaire que ceux qui réussissent sur le plan social s’affirment aussi comme croyants s’ils le sont. Il me semble important qu’ils puissent être un exemple pour la jeunesse. Etre croyant, c’est tout à fait respectable. La laïcité républicaine, c’est considérer que votre croyance ne vous met pas au-dessus des lois. De même, s’ils veulent que leur parole porte, ceux qui se disent « intellectuels musulmans », ne peuvent pas y prétendre, avoir une force d’influence s’ils ne fréquentent pas les mosquées, n’accompagnent pas les pèlerinages, ne partagent pas leur expérience du rapport à Dieu. Si on n’a pas la foi, on est un intellectuel simplement même si on se prénomme Rachid ou Rachida, comme on n’est pas nécessairement un intellectuel catholique même si on se prénomme Pierre ou Marie. De plus, il faudrait que ces intellectuels musulmans ouvrent des lieux de prière, des cercles d’étude qui s’adressent en particulier à la jeunesse. D’une certaine manière qu’elle y apprenne, dans un contact étroit, à lire de manière émancipatrice le Coran.

Combien de musulmans radicaux en France ?

LeMuslimPost : Vous dites, en résumé, que l’Etat a fait le travail qu’il devait faire, mais qu’il ne peut intervenir dans le domaine strictement religieux. Même si, plus loin dans votre livre, vous estimez qu’il ne faut pas la modifier, la loi de 1905 n’est-elle pas une entrave à une organisation de l’Islam de France ?

Didier Leschi : Je ne crois pas que le principal problème de l’Islam en France soit de l’ordre du droit. Notre cadre juridique, qui ne se limite pas à loi de 1905, a non seulement fait une place à la pratique de l’Islam, mais a aussi permis la grande amélioration de la situation des fidèles musulmans. Les mosquées se sont beaucoup multipliées avec le concours des collectivités locales, grâce aux terrains donnés quasiment gratuitement par les communes dans le cadre de baux emphytéotiques, grâce aux subventions publiques qui ont financé la construction des parties autres que la salle de prière des mosquées. L’Etat a organisé le développement des aumôneries parfois avec difficulté car les services d’aumôneries sont plutôt une tradition chrétienne. Et j’ai déjà évoqué les regroupements confessionnels musulmans dans les cimetières. Même sur le plan de l’éducation, il y a maintenant des écoles confessionnelles dont les enseignants sont payés par l’Etat dans le cadre de contrats comme ce qui existe pour les autres confessions. Il est vrai que des choses essentielles manquent encore, mais elles ne peuvent relever que de la volonté des responsables musulmans, nous ne pouvons changer la loi de 1905 pour faire en sorte que l’Etat organise et mette en tutelle le culte musulman. Notre cadre protège la liberté de conscience et laisse aux cultes la pleine liberté dans leur organisation. C’est la base de notre laïcité publique.

« C’est une illusion de penser que la croyance ferait disparaître les appartenances nationales »

LeMuslimPost : Comme vous l’écrivez, « on mélange rapport à la culture, rapport à la foi. » Cela fait de l’Islam un « mot-valise. » Le manque d’une définition claire de ce qu’est un musulman de France et les différents courants de cette religion, c’est aussi ça qui freine une vraie organisation de l’Islam de France ?

Didier Leschi : Surtout, cela ne permet pas de comprendre la source des difficultés. La France, ce n’est pas 55 ou 60 millions de chrétiens, 4 ou 5 millions de musulmans plus quelques autres. Il y a des Français ou des résidents en France qui croient, et il y a ceux qui ne croient pas. Je pense que la seule définition possible pour le vivre-ensemble, c’est de dire que le musulman est celui qui croit. Sinon, il y a des Français dont les parents peuvent être nés dans des pays de culture musulmane et qui ne sont pas nécessairement croyants, et puis des personnes de différentes nationalités auxquelles ils peuvent être attachées. Il y a des Algériens ou des personnes d’origine algérienne, des Marocains ou d’origine marocaine, des Tunisiens ou d’origine tunisienne, des Turcs ou d’origine turque, des Africains de différents pays et de différentes langues qui peuvent être ou non croyants et qui peuvent être on non musulmans, etc. Tous ont un rapport singulier à la France. Et c’est une illusion de penser que la croyance ferait disparaître les appartenances nationales alors qu’elles sont un des freins à l’organisation de l’Islam de France. C’est ce qu’on appelle l’Islam consulaire, même si les acteurs peuvent avoir une certaine autonomie. Je ne suis pas certain par exemple que toutes les prises de position de la grande mosquée de Paris soient dictées ou validées par le ministère des affaires religieuses algérien.

LeMuslimPost : A propos du manque de femmes parmi les imams ou les enseignants de la religion musulmane, vous expliquez que « l’espoir d’un Islam des Lumières demeurera incessamment retardé. » L’Islam de France doit donner une place plus importante aux femmes ?

Didier Leschi : Comme pour les autres cultes, c’est autour de la place accordée aux femmes au sein du culte et de la société et des débats que cela suscite que l’on peut mesurer l’effort fait pour attester que l’on est bien en faveur d’une égalité entre homme et femme et que cette égalité doit être mise en œuvre. Une interprétation littéraliste des textes en tout cas ne peut être excipée pour refuser le droit à l’égalité. C’est notre conception de la laïcité, et c’est l’effort qui a été demandé à tous les cultes et continue de l’être.

LeMuslimPost : Vous dénoncez le fait que « rares sont les responsables musulmans qui s’interrogent sur le rapport entre Islam et islamisme. » Alors que les djihadistes sont peut-être, dites-vous,  une « maladie infantile de l’Islam. » Les responsables musulmans doivent prendre à bras le corps ce phénomène Daesh pour être crédibles ?

Didier Leschi : J’utilise a dessein cette expression en écho à ce que disait Lénine du gauchisme. Dire que Daesh n’a rien avoir avec l’Islam empêche de réfléchir la situation. C’est être dans une défausse facile et ne pas prendre in fine la croyance au sérieux et abandonner les jeunes qui sont en recherche de spiritualité.

LeMuslimPost : Est-ce que cet « autre chemin » pris par des jeunes musulmans que vous dites « abandonnés » est le fait d’un problème d’abandon de la part des prêcheurs ou des responsables religieux plus que d’un rejet de la société ?

Didier Leschi : Je ne méconnais pas les difficultés sociales que vivent en particulier les jeunes issus de l’immigration, le sentiment de rejet qui peut exister. Mais laisser des prêcheurs convaincre des jeunes que leur problème social est lié à leur croyance, qu’il est en réalité insoluble et que la seule voie qui leur reste est la radicalisation sur le chemin de Dieu, c’est à la fois la manifestation de l’incapacité ou du refus des responsables cultuels de prendre en charge une véritable réflexion sur les problèmes sociaux de l’époque, comme peuvent le faire par exemple de manière régulière l’Eglise et le Pape au travers des Encycliques; et un abandon de ces jeunes. C’est se comporter en mauvais père.

« Quand on se fait financer par le wahhabisme, on l’aide à se faire de la publicité »

LeMuslimPost : Une mosquée ouverte par semaine, des facilités foncières, une démarche d’accompagnement des collectivités… Votre constat sur les lieux de culte est plutôt positif et vous expliquez qu’il est inutile de modifier la loi de 1905. Le problème reste les financements étrangers. Et là, vous proposez plusieurs solutions. Avec l’échec de la première Fondation de l’Islam, on voit cependant que peu d’idées sont efficaces. Même la nouvelle Fondation a du mal à se mettre en place…

Didier Leschi : Je rappelle d’abord que sur le plan du droit, on ne peut pas traiter différemment le culte musulman des autres cultes, et qu’il n’est pas le seul culte à bénéficier de fonds venant de l’étranger. Cela dit, l’argent, contrairement à l’adage, n’est pas sans couleur et sans odeur. Il porte en lui le modèle social qui le produit. Et quand on se fait financer par le wahhabisme, on l’aide à se faire de la publicité, on légitime un modèle social qui est aux antipodes de notre laïcité publique. La Fondation présidée par Jean-Pierre Chevènement est en place, mais sa vocation n’est pas d’intervenir dans le champ du religieux. Ce sera l’objet d’une association cultuelle qui peine elle à voir le jour et qui est d’abord de la responsabilité des gestionnaires musulmans des lieux de culte. Je crois que la mise en place d’une cotisation volontaire à partir du carné halal en particulier permettrait de trouver les fonds nécessaires pour résoudre beaucoup de difficultés financières. En particulier, elle permettrait de mettre en place des formations religieuses pour les imams, pourrait aider les associations à leur donner des salaires décents, à les déclarer et ainsi à leur assurer une retraite. C’est l’Etat qui donne l’agrément autorisant l’abattage halal. En contrepartie de cette autorisation dont trois mosquées ont le monopole, une partie des bénéfices pourraient être versés à l’association cultuelle ce qui peut aussi ouvrir à des dégrèvements fiscaux. Mais c’est difficile de revenir sur des situations acquises de longue date. Des intérêts financiers importants sont en jeu.

Formation des imams de France.

LeMuslimPost : C’est une erreur, écrivez-vous, d’avoir des imams étrangers ou français formés à l’étranger. Vous prônez la mise en place d’un centre de savoir musulman… Est-ce si difficile à mettre en place, alors qu’on en parle depuis des années ?

Didier Leschi : On comprend bien la nécessité que les fidèles puissent bénéficier du concours d’imams pour guider la prière. Mais le recours à des imams venant de l’étranger et salariés par des pays d’origine empêche la mise en place d’un cercle vertueux. Cela permet aux responsables de ne pas réfléchir au statut de l’imam en France, aux principales mosquées de ne pas prendre en charge les salaires et donc à ne pas penser l’autonomie du culte par rapport aux Etats comme l’ont fait les autres cultes depuis 1905. Et oui, comme pour toutes les formations, le lieu influe sur le contenu des formations. C’est le problème de la contextualisation. Et en matière religieuse plus que toute autre peut-être, être formé dans un pays du Golfe, ce n’est pas pareil que d’être formé au Maghreb, et être formé en Algérie au Maroc ou en Turquie, ce n’est pas acquérir la même sensibilité par rapport au vivre-ensemble que si on était formé en France. D’où l’importance de la mise en place d’un centre de savoir musulman qui puisse attirer des jeunes qui pour certains auront peut-être la vocation de l’imamat. L’action menée par l’Etat depuis des années souligne paradoxalement ce qui manque aujourd’hui et qui ne dépend plus de lui. On le voit en ce qui concerne la formation des imams. L’Etat a mis en place des formations profanes dont il a pris en charge le financement pour tenter de faire en sorte que la qualité des imams se rapproche sur le plan de la culture générale de celle des prêtres, des pasteurs, des rabbins. Mais il ne peut mettre en place la formation religieuse. Ce n’est pas seulement lié au fait que notre droit l’interdit, c’est qu’il ne peut en avoir la légitimité. Or, le cadre juridique existe, c’est celui utilisé par les instituts qui forment les prêtres ou les pasteurs.

« Les responsables donnent le sentiment de vivre de l’Islam plus que pour l’Islam »

LeMuslimPost : Vous parlez du succès de l’organisation du culte musulman à la Réunion. La Métropole doit-elle finalement s’inspirer de cette île ?

Didier Leschi : La Réunion est en effet un bon exemple. La construction de la grande mosquée de Saint-Denis est concomitante au vote de la loi de Séparation qui s’applique sur l’île. C’est un lieu où est organisée en permanence la sociabilité entre chrétiens, hindouistes, musulmans, juifs… Et c’est aussi un endroit où l’organisation du culte musulman est prise en charge par une élite sociale qui ne laisse pas à l’abandon cette question. Et les imams sont déclarés à la caisse d’assurance sociale des ministres du culte.

LeMuslimPost : Concernant certains sujets comme le halal, vous faites aussi un parallèle avec le culte israélite. Le consistoire doit-il être un exemple ou sommes-nous dans deux façons de faire trop éloignées, notamment à cause des époques différentes et du nombre de fidèles de ces deux religions ?

Didier Leschi : Pour l’essentiel, le culte israélite a réussi à séparer intérêts strictement commerciaux et contrôle religieux tout en obligeant les opérateurs commerciaux à verser une cotisation volontaire aux autorités consistoriales sous peine de se voir retirer les habilitations qui garantissent le caractère licite sur le plan religieux des produits. Le système est très ancien et repose sur la légitimité bien établie des autorités rabbiniques. Le problème pour le culte musulman, c’est qu’en ne séparant pas intérêts commerciaux et autorités religieuses, les responsables donnent le sentiment de vivre de l’Islam plus que pour l’Islam. C’est une image repoussoir en particulier pour les jeunes en recherche de pureté. 

LeMuslimPost : Une des solutions serait que les élites soient dans l’Islam cultuel plus que culturel, et que les musulmans soient plus « discrets », comme le préconisait maladroitement Jean-Pierre Chevènement ?

Didier Leschi : Les élites doivent être dans le cultuel. Elles en sont séparées, ne fréquentent pas les mosquées et renforcent ainsi le sentiment d’abandon voire de mépris du petit peuple et de la jeunesse qui cherche la voie de la spiritualité. Elles ne représentent ainsi qu’une intégration sous conditions de rapport distancié à la foi. Je précise que la formule de Jean-Pierre Chevènement s’adressait à tous les cultes et la première définition de la discrétion, c’est avoir la capacité de discernement dans les situations : ne pas exhiber les signes de son appartenance en situation de tensions et quand elles sont susceptibles de mener à des troubles publics. C’est un conseil libéral et civil : rien n’est défendu, car nous avons confiance dans la raison de tous, mais pensez d’abord au bien de tous et de vous-mêmes. Cela n’empêche en rien l’influence publique de la spiritualité. Au contraire. Notre laïcité a mis plus d’un siècle à compter de la révolution française à faire reculer l’Eglise dans sa prétention à vouloir dominer l’espace social en le marquant partout de ses symboles, et à régir le droit des personnes en superposant identité religieuse et accès au droit. Cependant, c’est ainsi qu’une plus grande autorité morale et publique a pu être délivrée pour certains intellectuels chrétiens — Péguy, Foucauld, L’abbé Pierre etc. — car du coup ils ont dû la conquérir par leurs actes et leurs pensées. Ce n’est plus par une position de domination, mais par la preuve qu’une spiritualité religieuse fabriquait du bien pour la société entière et pour les individus que leur mérite s’est déployé. C’est ce que j’espère d’une élite croyante musulmane : qu’elle donne exemple, fierté et contribue au bien de la société entière. Il faut je crois que ceux qui réussissent et qui croient ne laissent pas les fidèles à l’abandon. 

LeMuslimPost : Vous préconisez un Islam social, voire humanitaire. L’Islam de France se joue loin des mosquées et des textes ?

Didier Leschi : Il se joue dans la capacité qu’auront ses responsables à mettre concrètement en œuvre des actions qui prouveront, dans cette période particulièrement difficile, qu’ils sont capables de réfléchir et à prendre en charge notre commune humanité.

LeMuslimPost : Répondre à vos questions « dépendra de la volonté de celles et ceux qui voudront s’y investir. » Vous estimez même que résoudre ce problème prendra « sans doute une génération. » La conclusion n’est-elle pas qu’il n’y a, aujourd’hui, pas réellement un problème avec l’Islam — comme certains politiques le disent — mais avec les hommes qui le représentent ?

Didier Leschi : « Islam » est un mot-valise, il y a des Islams, des pratiques différentes en sein d’une même école, des écoles différentes et même des courants différents. Ils sont presque tous présents en France. Le problème peut venir des interprétations que font des hommes réels, et bien sûr avec ceux qui prétendent représenter les fidèles.

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