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Politique

En France, deux listes anti-islam validées pour les élections européennes

33 listes de candidats à l’élection des représentants au Parlement européen du 26 mai prochain ont été officiellement enregistrées auprès du ministère de l’Intérieur début mai. Parmi elles figure deux listes extrémistes : celle de Renaud Camus, théoricien du « grand remplacement » et celle de l’identitaire Vincent Vauclin. 

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Le 3 mai dernier, date butoir pour le dépôt des candidatures aux européennes, le ministère de l’Intérieur a enregistré 33 listes. « C’est passé presque inaperçu », mais parmi elles, figure deux listes extrémistes affichant des positions clairement anti-islam, comme le rapporte France Inter.

Avec sa liste nommée « la Ligne claire », Renaud Camus, 72 ans, théoricien du « grand remplacement » a réussi à réunir les 79 électeurs nécessaires au dépôt d’une candidature. Il s’est également trouvé le soutien de Fiorina Lignier, étudiante blessée à l’oeil lors d’une manifestation de gilets jaunes, qui figure en deuxième position sur sa liste.

Renaud Camus entend dénoncer « l’immigration de masse et l’islamisation ». Egalement président du Conseil national de la résistance européenne, il estime que les immigrés musulmans sont « des colonisateurs » ayant occupé la France.

Vincent Vauclin, fondateur de la Dissidence française en 2011, est tête de liste de « La Reconquête », qu’il faut entendre comme celle d’une « France blanche ». Appuyé par d’anciens conseillers régionaux du FN qui figurent sur sa liste, il prône le renvoi des immigrés et de leurs enfants dans leur pays d’origine.

Deux listes qui sont donc sulfureuses voire très inquiétantes, mais dans la légalité, comme le rappelle France Inter. En effet, contrairement à l’élection présidentielle qui demande 500 parrainages d’élus, les européennes n’exigent pas de parrainage. Pour déposer sa liste, il suffit seulement de réunir 79 électeurs français, (hommes et femmes sans condition géographique), sans avoir été condamné par la justice auparavant.

De nombreuses listes n’ont pas les moyens financiers nécessaires pour faire imprimer et diffuser leurs bulletins de votes, et n’auront que peu de poids dans ces élections, souligne la radio. Mais ces micro partis disposent toutefois d’internet pour leur campagne. Une plateforme non négligeable de mobilisation et de propagation des discours extrémistes.

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