Brandissant des drapeaux palestiniens, les manifestants ont défilé dans le centre de la capitale aux cris de « Vive la Palestine ».

La foule, parmi laquelle des syndicalistes et des figures de la vie politique locale, a appelé à « boycotter les produits des Etats-Unis », jugés « ennemis de la paix ».

« Non à la normalisation », « Non au soutien à l’entité sioniste », ont scandé les manifestants, dont certains ont brûlé un drapeau israélien. « La Palestine n’est pas à vendre! », pouvait-on lire sur une autre banderole.

Le plan américain, dévoilé le 28 janvier par Donald Trump, prévoit de faire de Jérusalem la « capitale indivisible » d’Israël, l’annexion de colonies juives en Cisjordanie occupée, et la création d’un Etat palestinien démilitarisé sur ce qu’il resterait de la Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Ce plan, jugé trop favorable à Israël, a été rejeté par les Palestiniens.

Le Maroc, pays allié des Etats-Unis, « apprécie les efforts constructifs de paix déployés par l’administration américaine actuelle en vue de parvenir à une solution juste, durable et équitable au Proche-Orient », avait réagi son ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita au lendemain de l’annonce du plan, tout en réitérant la traditionnelle position de Rabat en faveur d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale.

Interpellé mardi dernier par un député, M. Bourita a ajouté qu’il ne fallait pas être « plus palestiniens que les Palestiniens eux-mêmes », selon des médias locaux. Ces propos ont suscité la polémique dans ce pays où la cause palestinienne bénéficie d’un très large soutien populaire.

A la suite d’interrogations sur la position marocaine, le chef de la diplomatie marocaine a rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas samedi à Amman pour lui réaffirmer la position du Maroc sur la question palestinienne, selon Rabat.

Nasser Bourita s’est également entretenu avec son homologue jordanien Ayman Safadi, les deux pays partageant les mêmes « positions » et « principes » sur la « question palestinienne », d’après un communiqué du ministère jordanien.

Le Maroc n’entretient plus de relations diplomatiques avec Israël depuis la fermeture du bureau de liaison israélien à Rabat en 2000.