Cette blogueuse militante s’est battue tout au long de sa vie dans son pays pour l’égalité des femmes et contre la corruption.

Lina prônait une justice sociale pour tous.

Cette jeune femme croyait ses idées et rien ne l’arrêtait. Elle s’est battue jusqu’à son dernier souffle pour changer son pays.

Dans son blog, A Tunisian girl, elle criait sa révolte en anglais, en français et en arabe dénonçant la politique du gouvernement, la police, la corruption et les hommes de pouvoir. Elle ira jusqu’à manifester à Sidi Bouzid, en souvenir de Mohammed Bouazzi qui s’était immolé par le feu.

Elle raconte son combat dans son livre  « Tunisian girl, blogueuse pour un printemps Arabe. Elle prône une Tunisie sans dictature, sans chefs et sans censure où les femmes jouent un vrai rôle dans la vie sociale et politique.

Lors des funérailles de cette militante, le chef du gouvernement Elyes Fakhafakh lui a rendu hommage en la comparant à une icône de la Révolution.

C’est également une belle victoire car en Tunisie, les femmes n’ont pas l’autorisation de suivre les cortèges funéraires. Mais le 28 janvier, des tunisiennes ont pu porter le cercueil de Lina Ben Mhenni.

Ce fut un bel hommage pour cette révolutionnaire qui avait plein de rêves pour son pays. Son père, Sadok Ben Mhenni, ancien prisonnier politique, est bien décidé à continuer le combat que Lina avait commencé.