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Société

Décès d’Ali Ziri : la France condamnée pour « négligence » par la CEDH

Neuf ans après la mort d’Ali Ziri suite à une garde-à-vue, la France a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme à indemniser la famille du retraité algérien.

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Mi-février, la Cour de cassation refermait l’enquête sur Ali Ziri. Près de neuf ans plus tôt, ce retraité algérien mourait suite à un contrôle policier dans la ville d’Argenteuil. Ce chibani était interpelé par la police alors qu’il était à bord d’une voiture conduite par un de ses amis. Les deux hommes, alcoolisés, avaient été transportés au commissariat d’Argenteuil où ils avaient été placés en garde-à-vue. Tombé dans la coma, Ali Ziri était mort deux jours après sur son lit d’hôpital.

Depuis, un collectif, « Vérité et justice pour Ali Ziri », demande que les responsables soient jugés. Car, officiellement, la police et le procureur de Pontoise ont conclu à une malformation cardiaque et l’affaire a été classée sans suite. En réalité, une contre-expertise médico-légale avait révélé la présence sur le corps du retraité d’une vingtaine d’hématomes, justifiés par « l’agitation et la rébellion des personnes interpellées », selon la Cour de cassation.

La justice française a toujours mis les policiers hors de cause. Pendant trois ans, les différents tribunaux ont estimé que les agents n’étaient à l’origine d’« aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès », comme l’indiquait la Cour de cassation en février. Mais aujourd’hui, la Cour européenne des droits de l’Homme a mis la France devant ses responsabilités : le pays a été condamné, ce jeudi 21 juin, pour « négligence » concernant l’affaire Ali Ziri. L’Etat doit verser 30 000 euros « pour dommage moral » et 7 500 euros « pour frais et dépens » à la fille de la victime.

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