Certaines avaient déjà rouvert leurs portes à l’occasion de l’Aïd el-Fitr, fête musulmane qui a marqué la fin du ramadan il y a dix jours, mais ce sont désormais toutes les mosquées qui sont ouvertes dans la bande de Gaza.

Khader Moussa, 40 ans, était « empli de joie » de pouvoir de nouveau prier dans sa mosquée. Mais cet habitant de la ville de Gaza est resté prudent, en y allant « seulement deux minutes avant le début de la prière pour éviter tout contact avec les autres fidèles » et en quittant les lieux « sans serrer de mains ».

Le ministère des Affaires religieuses a demandé aux fidèles de continuer à porter des masques de protection et à respecter la distanciation physique, assurant dans un communiqué que les mosquées continueraient d’être désinfectées pour éviter toute propagation du virus.

La bande de Gaza a officiellement enregistré une soixantaine de cas de Covid-19 et un décès depuis l’annonce d’une première contamination le 22 mars, qui avait poussé à la fermeture des mosquées, restaurants et universités.

Le nombre de malades avait plus que doublé mi-mai en raison d’une vague de retour de résidents depuis l’Egypte et, en nombre plus restreint, d’Israël.

Dès le début de la pandémie, des observateurs avaient alerté des risques encourus par les habitants de la bande de Gaza en raison de la forte densité de population, des infrastructures sanitaires défaillantes et du taux élevé de pauvreté.

Deux millions de Palestiniens vivent sous strict blocus israélien dans cette étroite bande de terre, coincée entre Israël, l’Egypte et la mer Méditerranée et contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas.