Elle est, comme une centaine de ses collègues, accusée de s’être radicalisée. Le tort de cette fonctionnaire de police de Raincy ? Avoir, entre mars et août 2014, dénoncé sur Facebook les politiques israélienne et française, puis avoir écrit : « La Palestine vivra, Palestine vaincra, inch’allah ». Malgré des excuses, la policière est passée devant un conseil de discipline.


Mercredi dernier, la commission disciplinaire de la préfecture de police de Paris a demandé sa révocation. Il reproche à la fonctionnaire d’avoir porté « atteinte au crédit de la police nationale sur les réseaux sociaux », là où elle aurait dû faire preuve de « réserve ».

Au Parisien, l’avocat de la fonctionnaire de police se demande pourquoi avoir attendu si longtemps. « C’est un dossier qui dormait depuis 2015 à la préfecture de police et qui a été déterré », dit-il, reprochant au conseil de discipline de n’avoir, « à aucun moment », prononcé « le mot de radicalisation ».

On saura dans moins de six mois si la policière est réellement exclue de la police ou non.