Selon un responsable israélien, le ministère des Finances palestinien a demandé le prêt le mois dernier et il a ensuite été approuvé par les services de sécurité israéliens.

Le versement de la somme sera étalé sur quatre mois à partir de début juin afin de soutenir l’économie palestinienne, a déclaré le responsable à l’AFP, sous couvert d’anonymat.

Israël collecte et transfère aux Palestiniens des millions de shekels par mois au titre de la TVA et des droits de douane prélevés sur les produits importés par les Palestiniens et qui transitent par les ports israéliens.

Mais la crise liée à la pandémie de Covid-19 a entrainé une baisse des importations.

Depuis février 2019, Israël retient une partie des taxes dues au Palestiniens, correspondant selon lui aux allocations versées par l’Autorité palestinienne aux familles de Palestiniens emprisonnés ou tués pour avoir commis des attaques anti-israéliennes.

Les prisonniers sont largement considérés par les Palestiniens comme des héros de la lutte contre l’occupation israélienne. Israël juge que ces allocations encouragent la violence.

Le responsable israélien a souligné que le prêt n’avait rien à voir avec les fonds retenus, qui s’élèvent actuellement selon lui à 650 millions de shekels (environ 171 millions d’euros), ajoutant que ceux-ci seraient débloqués lorsque l’Autorité palestinienne cessera de financer les prisonniers et leurs familles.

Plusieurs banques qui ont cessé de gérer les comptes liés aux prisonniers ont fait l’objet de violentes manifestations ces dernières semaines en Cisjordanie occupée, notamment dans les villes de Jéricho et de Jénine.

Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, le Premier ministre palestinien Mohammad Shtayyeh a déclaré vendredi avoir conclu un accord avec les banques pour qu’elles continuent « à gérer les comptes des prisonniers malgré les menaces israéliennes ».