« Il y a malheureusement le décès d’un jeune homme. Le couvre-feu est instauré à Yorobodi de 20 heures à 6 heures du matin » a déclaré à l’AFP Daouda Ouattara le maire de la commune de Sandegué, dont dépend Yorobodi (80 km de Bondoukou).

« Tout est parti de l’offre d’un homme riche d’apporter une aide pour la construction d’une nouvelle mosquée à Yorobodi »n a assuré à l’AFP au téléphone Kamagaté Abou, un habitant de Bondoukou.

Un camp est favorable à la réhabilitation et l’agrandissement de l’ancienne mosquée, l’autre composé pour la plupart de jeunes veulent une nouvelle mosquée accusant le prédicateur local d’y avoir caché « des fétiches à l’intérieur de l’ancienne mosquée. Une chose qui n’est pourtant pas vérifiée », a déclaré à l’AFP le chargé de communication du grand imam de Bondoukou Sidiki Ouattara.

Suite à l’opposition de la destruction de l’ancienne mosquée, un groupe de jeunes venus d’Abidjan, aidé par une partie de la population, a démoli en partie la mosquée samedi, selon des témoins.

Ils se sont ensuite rendus au domicile du prédicateur où des affrontements ont eu lieu avec d’autres habitants. C’est là qu’un jeune a été tué, selon des témoins.

L’armée et la gendarmerie ont été déployées dans la zone.