Selon un accord entre Israël et l’Autorité palestinienne, 40.000 personnes sont autorisées à se rendre en Israël d’ici lundi, pour y travailler et rester pendant un mois, a indiqué Rami Mehdawi, un porte-parole du ministère palestinien du Travail.

Leurs employeurs israéliens doivent leur fournir un logement salubre et une assurance santé, a précisé M. Mehdawi.

Selon un responsable sécuritaire israélien, quelque 11.500 Palestiniens sont déjà entrés dimanche matin en Israël et dans des zones industrielles de colonies israéliennes en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par l’Etat hébreu.

Ils disposent de permis de travail uniquement pour les secteurs de la construction, l’agriculture et l’industrie, a précisé cette source israélienne.

Ces permis ont été accordés pour que les travailleurs « ne perdent pas leur emploi et qu’ils puissent continuer à subvenir aux besoins de leurs familles », a ajouté ce responsable.

Fin mars, le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh avait appelé les travailleurs en Israël à rentrer en Cisjordanie, où le nombre de cas de personnes contaminées était bien moindre.

Les passages avaient ensuite été interdits aux Palestiniens par un accord entre Israël et l’Autorité palestinienne, forçant ceux qui souhaitaient continuer à travailler à rester côté israélien.

D’après un responsable palestinien, des milliers de travailleurs avaient ainsi choisi de demeurer en Israël, où les salaires sont plus élevés.

Ceux qui décident d’entrer en Israël d’ici lundi, via l’un des points de contrôle de l’armée israélienne, ne pourront pas revenir en Cisjordanie avant l’Aïd al-Fitr, la fête qui marque la fin du mois de jeûne musulman du ramadan, dans trois semaines.

Dimanche, les autorités israéliennes ont fait état de 41 nouveaux cas de personnes contaminées par le virus. Le nombre total de malades s’élève à plus de 16.190 personnes, dont 230 sont décédées.

Côté palestinien, environ 330 personnes infectées ont été officiellement recensées, dont deux sont décédées.