Le grand philosophe Karl Popper nous a enseigné que le propre d’un énoncé scientifique était sa réfutabilité. Est ainsi scientifique ce qui peut s’avérer faux. Les consensus passent et les paradigmes changent. A cet égard, les grands progrès scientifiques sont toujours venus de savants atypiques, qui ont osé penser contre, hors cadre, en rupture avec leurs confrères.

Ce n’est bien évidemment pas automatique et certains rebelles sont juste des imbéciles dans l’erreur. Le cas du Professeur Raoult est différent. Raoult n’est pas un outsider, pas un marginal.

Il est l’un des meilleurs spécialistes au monde. Marseillais, looké comme un Panoramix hippie, doté d’un égo stratosphérique, mais surtout un immense savant. Donc quand il parle, seul contre tous, il tient a priori plus du révolutionnaire « poppérien », que du charlatan en quête d’attention.

Je n’ai évidemment aucun avis médical sur la chloroquine. Je sais juste qu’elle ne coûte presque rien à produire et qu’elle prive donc les multinationales pharmaceutiques des profits astronomiques, que le développement et la vente d’un traitement innovant leurs auraient garantis.

Quand on connaît les liens de collusion qui existent entre le pouvoir politique, certains instituts de recherche et les labos, la question du dénigrement massif du Professeur Raoult et de sa solution mérite d’être posée avec gravité.

Un dénigrement initialement assez unanime, relayé par le gouvernement, les « experts », les médias. Pas la bonne tête, le bon accent, la juste docilité à l’égard du pouvoir. Le vent est en train de tourner, car le peuple a compris intuitivement, dans son génie collectif, que quelque chose de pervers était en train de se jouer. Quelque chose de contraire aux intérêts du peuple.

Nous verrons bientôt si Raoult avait tant raison qu’il l’affirme. Je me réjouis toutefois de constater, que les pesanteurs technocratiques puissent encore parfois plier face au verbe d’un homme seul.