En France, un fonctionnaire, un salarié du privé ou un écolier peuvent rester à la maison pour l'Aïd al-Adha, mais doivent respecter certaines procédures.

En vue de l’Aïd al-Adha, une des grandes fêtes musulmanes, salariés, fonctionnaires et écoliers peuvent prendre un jour de congé, indique la loi, mais sous certaines conditions seulement.

L’Aïd al-Adha approche à grands pas. Les différentes instances religieuses ont fixé cette fête au 12 septembre prochain. A moins d’une semaine de l’échéance, certains salariés, qui aimeraient poser un ou deux jours de congés pour fêter l’Aïd en famille, ne sont pas forcément au fait de leurs droits. Le Collectif contre l’islamophobie en France rappelle sur son site la loi à ce propos. Le CCIF indique notamment que, pour les fonctionnaires et assimilés, « les chefs de service peuvent accorder aux agents qui désirent participer aux cérémonies célébrées, à l’occasion des principales fêtes propres à leur confession, les autorisations d’absence nécessaires. » Et ce, qu’elle que soit leur religion. Dans tous les cas, seule la prévision d’un dysfonctionnement du service dans lequel travaille le salarié pourrait être une raison valable à un refus du chef.

Le ministère de l’Education rappelle que l’Aïd fait partie des « grandes fêtes religieuses »

Concernant les salariés travaillant dans une entreprise privée, le droit est très strict. Un travailleur peut logiquement demander à prendre des congés pour une fête religieuse. C’est, explique le CCIF, l’article L.1121 du Code du travail qui assure cette liberté. Il interdit, peut-on lire, d’« apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. » En d’autres termes, comme pour la fonction publique, si aucun cas de force majeure n’oblige un salarié du privé à être présent au bureau, il peut obtenir sans difficulté des jours de repos pour fêter l’Aïd al-Adha. En cas de refus, aucune raison religieuse ne peut être invoquée.

Pour les écoliers, c’est un peu plus complexe. Notamment parce qu’il s’agit de la rentrée scolaire. Mais une circulaire autorise pourtant les élèves d’écoles, de collèges et de lycées publics à célébrer « les grandes fêtes religieuses qui ne coïncident pas avec un jour de congé » Le ministère de l’Education nationale indique également que « l’institution scolaire et universitaire, de son côté, doit prendre les dispositions nécessaires pour qu’aucun examen ni aucune épreuve importante ne soient organisés le jour de ces grandes fêtes religieuses. » Le ministère rappelle sur son site que l’Aïd al-Adha fait partie des grandes fêtes religieuses. « Les élèves peuvent bénéficier individuellement d’autorisations d’absence », résume ainsi le CCIF.

Mehdi Chaouali

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